Me Julie Crowet, pour les parties civiles, a été la première à se lancer dans les plaidoiries, mercredi, devant la cour d'assises du Hainaut. L'avocate représente la mère de Véronique Quidouce, tuée le 27 décembre 2018 dans son appartement à Mons par Xavier Van Den Brandt, en aveux. Profiteur, menteur, manipulateur, etc. Les qualificatifs utilisés par les témoins de moralité pour décrire l'accusé n'ont pas échappé à l'avocate bruxelloise. "Il a toujours profité des femmes qui ont partagé sa vie et il a profité encore plus de Véronique qui n'avait pas beaucoup de moyens et qui dépendait du CPAS", a déclaré l'avocate.

Pour l'avocate, il existait d'autres solutions que de tuer Véronique et de la jeter dans un ruisseau comme un sac-poubelle. "Et pendant ce temps-là, il vivait très bien sa vie sans aucun remord", poursuit l'avocate qui ajoute que l'accusé savait très bien ce qu'il faisait: "il voulait sa mort car il l'avait déjà étranglée en janvier."

C'est le portrait d'un homme violent qui a été dessiné par l'avocate, laquelle s'appuie sur une dizaine de témoignages en ce sens.

Pour Me Jamart, qui représente une sœur de la victime, la thèse de l'attaque au marteau, dans le chef de la victime, ne tient pas la route. Pas plus que celle d'avoir tenu Véronique à la gorge durant dix secondes mais, mardi, l'accusé est revenu sur sa déclaration en disant qu'il l'avait maintenu une bonne minute. "Il savait aussi qu'elle avait des problèmes respiratoires. Il a eu l'intention de tuer Véronique", insiste l'avocat. "Il a emporté le chien de Véronique pour empêcher les voisins de venir chez la victime."

Me Berger, avocat de la sœur de la victime qui a signalé sa disparition à la police, a souligné que "dès le début, elle a craint le pire, connaissant la relation de sa sœur avec l'accusé." L'avocat est revenu sur les nombreuses contradictions de l'accusé. Selon l'avocat, la bagarre n'a jamais existé, "il s'est débarrassé d'une compagne gênante car il ne pouvait plus rien en tirer."

L'accusation prendra la parole dans la foulée et posera la question de la préméditation.