Des témoins qui prétendent avoir été arnaqués par Marjorie Leclercq avant l'incendie qui a causé la mort de Patricia Allemeersch ont été auditionnés ce mercredi. Plusieurs plaintes avaient été déposées à la police. Les notices sont ressorties après l'incendie mortel. Outre l'incendie, l'accusée est poursuivie pour vols, faux, usage de faux et fraude informatique. Parmi ces témoins, un ancien voisin de l'accusée a déclaré qu'elle lui a volé sa carte bancaire et une somme de 350 euros, ainsi que deux ordinateurs. Celle-ci contestait les faits au début de l'enquête, avant d'être confrontée aux images enregistrées à la banque. L'accusée a alors répondu que le témoin lui avait confié sa carte pour faire des courses, car il était dépressif. Le témoin a cependant remis à la cour un certificat de son médecin traitant certifiant qu'il n'a jamais souffert de dépression et qu'il était capable de faire ses courses lui-même.

L'accusée a tenté d'expliquer ce dépôt de plainte: "Je l'ai mis dehors de chez moi car il avait fait des propositions à ma sœur, mineure". Mais cette dernière a démenti, évoquant seulement une amitié avec le témoin. Celle-ci a aussi raconté devant la cour que sa sœur ne pouvait plus souscrire à un abonnement téléphonique en raison de dettes et qu'elle lui avait demandé de contracter un abonnement en son nom, ce qui lui avait valu une accumulation de rappels pour factures impayées dans sa boite aux lettres.

Alors qu'une dame a déclaré que la victime avait fait de multiples achats en utilisant son nom sur internet, une autre a déposé plainte contre l'accusée pour le vol de son portefeuille. Les faits auraient eu lieu lors de la vente d'une salopette à la victime. L'accusée a contesté le vol, affirmant être restée devant la porte d'entrée.

Lors de son interrogatoire à la police, la sœur de l'accusée avait déclaré que cette dernière "avait le don d'embobiner son entourage et qu'elle les laissait tomber quand ils étaient dans le caca" et l'avait qualifiée d'escroc. Elle a confirmé sa déclaration devant la cour, bien qu'il fallut insister pour qu'elle témoigne puisque, mardi, un certificat maladie pour une seule journée était arrivé au greffe.

La témoin a ajouté que sa sœur avait abusé de la carte bancaire d'un vieux Montois qui lui avait accordé sa confiance. Elle a aussi confirmé avoir accompagné l'accusée à l'hôpital et que celle-ci avait pris une fausse identité. Enfin, la défense a noté que l'expertise graphologique confirme que c'est la témoin qui a rédigé de fausses ordonnances médicales, dont le vol est reproché à sa sœur.

Enfin, de nombreux témoins attendus pour évoquer la moralité de Marjorie Leclercq ont fait défaut à l'audience de mercredi matin. Ceux qui sont venus témoigner ne la croient pas capable d'avoir bouté le feu dans la maison de sa voisine, dont elle avait vidé les comptes en banque la veille.