L'hippodrome de Wallonie, vendra ou vendra pas? Un an après l'ouverture du débat, la question reste officiellement ouverte. Ce lundi 7 mars, le ministre du Budget Adrien Dolimont, qui a hérité de ce dossier initié par son prédécesseur Jean-Luc Crucke, s'est retrouvé sous le feu des questions lors de la commission du budget et des infrastructures sportives.

Les parlementaires Christophe Clersy (Ecolo), Jacqueline Galant (MR) et Thierry Witsel (PS) voulaient faire la clarté sur la vente ou non des 75,5% des parts que détient la Région wallonne dans cet équipement sportif. L'hippodrome a fait l'objet d'une étude du bureau BDO commanditée par la SOGEPA portant sur "l'optimalisation de son développement économique sportif et sociétaire" qui visait également à analyser l'efficacité et la solidité de son assise financière et son actionnariat. Les députés auraient voulu en savoir un peu plus sur cette étude transmise aux conseil d'administration de l'hippodrome et avoir un calendrier de travail, pour lever l'incertitude qui plane depuis plus d'un an sur ce dossier.

Mais ce sera pour plus tard. Le ministre Dolimont s'est borné à rappeler que "le Gouvernement n'a jamais formellement pris position sur la vente des parts qu'il détient majoritairement dans l'hippodrome. Dans l'une de ses réponses, M. Crucke a été, me semble-t-il, très clair. Je partage la position défendue qui est par ailleurs celle du Gouvernement, à savoir qu'il ne préjugeait de rien et que si l'une des recommandations de l'étude demandée devait être la possibilité de vente de parts de la Région wallonne, les balises liées à cette vente totale ou partielle seront très claires pour tout candidat repreneur potentiel."

Des balises qui, pour rappel, sont la solidité du projet industriel du candidat repreneur, sa crédibilité et son assise financière, la préservation des deux écoles de formation sur le site et la pérennité de l'outil après la transaction.

Et d'insister sur ce qu'on a déjà bien compris: "il ne s'agit donc pas pour la Wallonie de revendre à tout prix, mais d'analyser la possibilité de trouver un repreneur qui puisse encore mieux valoriser et exploiter cet outil remarquable qu'une institution publique."

Le rapport de BDO a été transmis en décembre dernier au Conseil d'Administration de l'hippodrome. Celui-ci vient de renvoyer son analyse du rapport et ses propositions à la Région wallonne. La Province de Hainaut, actionnaire à 1%, doit faire de même. Une réunion avec les acteurs concernés sera programmée dans la foulée de la prise de connaissance de ces rapports.

En attendant, le ministre souligne que la Région continue d'investir dans la promotion et le développement de l'activité hippique, un fonds budgétaire de 800 000 € étant budgété pour 2022. "Il n'est donc pas question dans le chef du Gouvernement de prolonger une quelconque incertitude, mais de prendre le temps avec les acteurs concernés d'envisager les meilleures pistes de développement de l'hippodrome", conclut Adrien Dolimont.