Les gilets jaunes tentent de poursuivre l’action, malgré la menace des huissiers.

Ils ont pris place mercredi aux alentours de 5 heures du matin. Les gilets ont poursuivi le blocage de l’entrée du chantier de Google à Baudour durant une partie de la journée de jeudi.

Plusieurs dizaines de manifestants ont bloqué l’accès du futur troisième data center et se sont relayés pour maintenir l’action. Dans un premier temps, un accord avait été passé avec la sécurité du site pour laisser passer le personnel et le matériel strictement nécessaires à la maintenance du site.

Comme lors du blocage du site Total à Feluy, les gilets jaunes ont reçu la visite d’un huissier. En novembre, devant l’entreprise pétrochimique, les manifestants avaient trouvé la parade. Bien qu’ils risquaient 1.500 euros d’astreintes, les manifestants avaient évité la douloureuse en se relayant toutes les 50 minutes. Mais le stratagème n’a pu être d’application contre Google.

"Ca ne rigole pas avec Google", nous confie un gilet jaune. "Un huissier est passé. C’était 2.700 euros d’astreintes et il fallait dégager dans la minute."

Dans un premier temps, les manifestants ont obtempéré. Ils ont traversé la rue. "On n’était plus sur le site, donc l’huissier ne pouvait plus rien nous dire." Une fois l’huissier parti, les gilets jaunes ont à nouveau bloqué l’accès du chantier Google. Mais jeudi dans la journée, l’officier est à nouveau apparu, contraignant les gilets jaunes à changer leur fusil d’épaule.

"Nous avons quitté le site et nous sommes remontés un peu plus haut pour organiser un barrage filtrant et distribuer des tracts", explique un gilet jaune.

Depuis mercredi , plusieurs dizaines de manifestants se relaient. Ils sont venus d’un peu partout. "On regrette tout de même qu’il n’y ait pas plus de Montois."

Pour rappel, avec cette action, les gilets jaunes veulent dénoncer certaines pratiques du géant américain : dumping social sur le chantier de Baudour, montages financiers qui font échapper des sommes colossales aux caisses des États européens, ou encore mainmise des GAFA sur le Net.

Par communiqué, Google avait réagi en se disant ouvert au dialogue. "Nous n’avons eu personne de Google pour discuter de nos revendications. Juste des huissiers", conclut un gilet jaune.

G.La