Installé dans l’ancien PPCU (première prise en charge urgente) du site EpiCURA de Baudour depuis le 3 mai dernier, le centre d’évaluation et de diagnostic des pathologies des personnes âgées (CEPAGE) a été officiellement inauguré ce mardi, en présence de la ministre de la santé, Christie Morreale (PS). Un moment important puisque ce nouveau centre est un projet inédit, soutenu par l’AViQ et le SPF Santé Publique.

Concrètement, il permet d’accueillir les patients gériatriques requérant un diagnostic ou des soins immédiats, sans devoir obligatoirement transiter par les urgences et d’y rester plusieurs heures, ce qui peut être source de stress. Les patients qui y sont admis ont plus de 75 ans, ne présentent pas de pathologies vitales et ont nécessairement été orientés par leur médecin traitant, le médecin coordinateur d’une maison de repos ou d’une maison de repos et de soins.

Cette prise en charge spécifique et spécialisée doit permettre aux patients de profiter d’un bilan médical ou d’une prise en charge thérapeutique rapide. Ceux-ci sont accueillis par des infirmiers urgentistes et par un médecin spécialiste en médecine interne ou par un gériatre, dans des locaux dédiés. Tout au long de la prise en charge du patient, les équipes médicales et paramédicales restent en lien.

C’est déjà la deuxième fois que la ministre venait en visite sur le site de Baudour. Il y a un peu plus d’un an, en août 2020, elle avait pris connaissance du dispositif de prise en charge des aînés et des relations privilégiées que l’institution entretient avec les maisons de repos et maisons de repos et de soins de la région. L’inauguration de CEPAGE s’inscrit donc dans la poursuite de cet objectif d’accueil gériatrique optimal.

Vivement intéressée, Christie Morreale a pris le temps de discuter avec les logopèdes, nutritionnistes, neuropsychologues, kinésithérapeutes et ergothérapeutes, et même de se prêter à l’un ou l’autre exercice faisant parti des bilans thérapeutiques. "C’est un projet particulièrement inspirant", a-t-elle souligné à l’issue de sa visite.

La ministre s’est engagée à faire son possible pour renforcer les premières lignes de soins, dont l’importance a encore une fois été démontré durant la crise, sur base des expériences de terrain.