Les travaux prévus à la gare de Mons font couler beaucoup d’encre depuis l’entame du chantier en 2013. Alors que ce dernier avance à vue d’œil ces derniers mois, la passerelle métallique de la gare provisoire fait, à son tour, réagir les usagers. Son état plus qu’inquiétant provoque un sentiment d’insécurité chez plusieurs navetteurs réguliers. La SNCB tient tout de même à les rassurer.

Mise en place en mars 2013, la structure métallique de la gare provisoire a bien besoin d’un petit rafraichissement. "Cette passerelle ne me rassure absolument pas", confie Elena, navetteuse régulière en gare de Mons. "La structure est déjà vétuste alors que le chantier de la gare de Mons en a encore pour un moment. La situation est encore pire en hiver, et lors de fortes pluies, où la passerelle devient une véritable patinoire. Elle augmente le sentiment d’insécurité que je ressens lorsque je me rends en gare de Mons."

Les craquements et autres bruits qui surgissent lors du passage des navetteurs ne rassurent pas non plus Kimberly. "Je dois emprunter la passerelle pour me rendre à l’université", indique-t-elle. "Dès les premiers pas, une certaine instabilité se fait ressentir. Les dégradations visibles tout au long de la structure ne permettent pas non plus de se sentir en sécurité."

Tous les navetteurs ne sont cependant pas inquiets. "Je n’ai rien à redire sur cette passerelle, j’y passe tous les lundis sans me sentir en danger", explique Dylan, autre navetteur montois. "La passerelle serait probablement plus rassurante si elle était construite en béton mais elle tient tout de même bon. Il ne faut cependant pas laisser la situation se détériorer dans les années futures", ajoute Joshua.

La SNCB a tenu à rassurer les navetteurs en leur annonçant une bonne nouvelle. "Des travaux de remplacement vont être effectués d’ici la fin octobre", confie Elisa Roux, porte-parole de la SNCB. "Le renouvellement des plaques de tôle du sol et des rambardes sont prévus. Nos agents se rendent régulièrement sur le terrain afin de vérifier que la sécurité de nos navetteurs est assurée. Ils font ensuite un compte rendu de leurs observations nous permettant d’agir selon les nécessités du terrain. Nous allons donc intervenir en ce sens, dès la fin octobre, sur la passerelle métallique de la gare de Mons."

Une bonne nouvelle qui vient s’ajouter à l'évolution récente des travaux de la future gare de Mons. "La SNCB n’était pas responsable des multiples péripéties survenues depuis le début de la construction de la nouvelle gare de Mons", rappelle Elisa Roux. "Plusieurs appels d’offres avaient dû être relancés provoquant d’importants retards dans le chantier. Les choses sont désormais bien lancées et avancent à vue d’œil ces derniers mois. Nos agents continueront tout de même de se rendre sur place pour s’assurer que tout se passe bien pour les navetteurs."