En quelques heures seulement, sa publication a été partagée plus de 1300 fois.

Ils sont sur le front depuis de nombreux jours déjà et s’apprêtent à vivre une semaine déterminante dans la lutte contre le Covid-19. Les infirmiers, médecins et autres membres du personnel soignant ne ménagent pas leurs efforts pour assurer la prise en charge des patients contaminés… Mais sont nombreux à avoir l’impression de ne pas être suffisamment aidés dans leur combat.

Stéphane Houdart est infirmier au sein du groupe EpiCURA et travaille sur les sites d’Hornu et de Baudour. Sur les réseaux sociaux ce dimanche, il s’est fendu d’un véritable coup de gueule. Il s’adresse plus particulièrement aux bourgmestres de la région. "En cette période de crise sanitaire, est-il prévu de demander aux diverses entreprises que nous avons sur la région de pouvoir faire don de leurs stocks pour la protection des travailleurs de première ligne ?" questionne-t-il.

"Exigez du monde sportif, hyper payé en Belgique, de laisser une seule semaine de salaire pour pouvoir libérer du cash pour des respirateurs manquants, pour le matériel de première nécessité. Nous demandons que nos politiciens aux salaires exorbitants, que nos sportifs grassement payés financent l’ensemble des dons demandés aux petits indépendants, déjà mis à l’arrêt. Il faut bouger maintenant, pas quand il sera trop tard. Finis, les profits d’un seul côté."

Si sur ces demandes, les bourgmestres n'auront que peu de pouvoir, il est par contre demandé de "pourchasser les citoyens qui ne veulent pas respecter le confinement, faire fermer les parcs, empêcher le rassemblement de nos adolescents inconscients." Un message qui rassemble puisqu'en quelques heures seulement, la publication a été partagée plus de 1300 fois. Preuve, aussi, que le monde médical, aujourd’hui plus encore qu’hier au bord de l’asphyxie, compte sur la solidarité de tous.

Un peu plus tôt dans la semaine, Stéphane Houdart avait déjà activé son réseau afin de récupérer du matériel (gants, tablier plastifié, masques, combinaison,…) et sensibiliser l’opinion publique à la nécessité de respecter les mesures de confinement. "Je te soignerai car c’est ma vocation. Je prendrai des risques pour te sauver. Je n’attends pas de gratitude mais respecte nous en restant chez toi", avait-il écrit à l’attention des inconscients qui continuent d’ignorer les recommandations.