Quiévrain: La passion du Doudou dépasse les frontières montoises

À la corde depuis une trentaine d'années, Pascal Descamps est un véritable amoureux du Doudou.

G.La

L'amour du folklore montois consume des cœurs bien au-delà des frontières de la Cité du Doudou. Chaque année, les visiteurs sont nombreux à assister à la Ducasse. Et les Montois se font un plaisir de partager les festivités avec leurs chambourlettes. Mais il y en a d'autres qui vivent le Doudou à 100%. C'est le cas de Pascal Descamps. Ce Quiévrainois de 51 ans assiste à la Ducasse depuis une trentaine d'années, le plus souvent à la corde du Lumeçon. Et son restaurant La Bourse, malgré la vingtaine de kilomètres qui le sépare de Mons, est une véritable caverne d'Alibaba pour les amoureux du folklore.

"J'ai découvert le Doudou quand j'étais étudiant. Je travaillais dans la restauration près de la Grand-Place de Mons. Et depuis, j'y suis tout le temps retourné", sourit le passionné. À Quiévrain, Pascal Descamps joue les dignes ambassadeurs du Doudou. Il a ainsi constitué un groupe pour participer à la corde il y a une dizaine d'années. Et nombreux sont ceux qui répondent à l'appel aujourd'hui. "Nous sommes une petite centaine. Quasiment tous viennent de Quiévrain. Je fais confectionner des t-shirts aux couleurs du restaurant et nous assistons tous ensemble à la Ducasse. Nous avons notre petit rituel. Nous prenons l'apéro à la Clef du Hautbois, puis nous assistons au combat."

Cette année, l'amoureux du folklore a savouré les retrouvailles après deux ans d'absence provoquée par la crise covid. "Sur la Grand-Place, c'était difficile de dire s'il y avait plus de monde que d'habitude, car elle est toujours bondée. Mais on sentait une grande ferveur. Et le combat a été assez éprouvant. Il faisait chaud. Il y avait une demi-heure de retard sur le programme à cause d'un problème avec un cheval durant la Procession. Ça veut dire une demi-heure de bousculades en plus. C'était un combat très difficile, mais c'est toujours un plaisir de retrouver les amis pour partager ce genre de moments."

Des amis, c'est essentiel pour vivre un bon Lumeçon. D'ailleurs, si notre Quiévrainois devait donner un conseil à un jeune qui voudrait se lancer pour la première fois dans l'aventure de la corde… "Il vaut mieux être en forme physiquement. Et c'est préférable d'être en groupe. Ça permet de veiller les uns sur les autres, de former un bloc pour se protéger s'il y a une chute ou un mouvement de foule. Je l'ai déjà fait tout seul, quand on est bien bousculé, ça peut vite devenir impressionnant."

Quand il ne tente pas d'arracher des crins au dragon le dimanche de la Trinité à Mons, Pascal Descamps reste plongée dans l'ambiance du Doudou, au cœur de son restaurant à Quiévrain. "J'ai décoré mon établissement avec toute une série d'objets relatifs à la Ducasse. Chaque année, je ramène une nouvelle pièce à ma collection", confie cet amoureux du folklore qui, après trois décennies, a eu le temps d'amasser un beau butin. Mais son plus beau trophée, c'est sans aucun doute cette réplique du dragon d'environ 1m50 qui trône au-dessus du bar. "C'est Tony Chauvaux, l'ancien régisseur du Lumeçon, qui me l'a offerte il y a quelques années. C'était un client qui venait souvent chez moi. Il connaissait mon amour du folklore. En tant que régisseur, il était chargé de l'entretien du dragon. Et il m'a un jour offert cette réplique dont les détails sont pratiquement identiques à l'original."

La collection du Quiévrainois est encore amenée à s'étoffer, car notre passionné ne compte pas abandonner la corde de si tôt. "Tant que j'aurai un bon groupe, je continuerai le plus longtemps possible", conclut Pascal Descamps.

Quiévrain: La passion du Doudou dépasse les frontières montoises
©D.R.

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