Trois ans de prison ferme pour des attentats à la pudeur sur mineur à Dour

Le septuagénaire a regardé des films X avec l'enfant et avoue également avoir commis des attouchements et lui avoir fait des fellations.

Belga
Trois ans de prison ferme pour des attentats à la pudeur sur mineur à Dour
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La quatrième chambre correctionnelle de la cour d'appel du Hainaut a prononcé une peine de trois ans de prison ferme contre un septuagénaire poursuivi pour des attentats à la pudeur commis à l'encontre d'un mineur. Le 20 décembre 2021, le tribunal correctionnel du Hainaut, division de Mons, infligeait une peine de 18 mois de prison au prévenu (71 ans) et ordonnait une mise à disposition du tribunal d'application des peines (TAP) pour une durée de trois ans, pour des faits de mœurs commis sur mineur. Cette peine se greffait à la peine prononcée à Tournai, en mars 2019, pour des faits identiques. Le septuagénaire avait alors écopé d'une peine de quatre ans ferme et d'une mise à disposition du TAP pour une durée de dix ans.

Les faits datent de 2012. Le prévenu était alors hébergé chez sa nièce et son compagnon, lesquels l'avaient engagé pour faire des travaux chez eux. Dans cette maison, vivait aussi le jeune frère de l'hébergeur, âgé de 12 ans. À plusieurs reprises, le Hennuyer a regardé des films X avec l'enfant. Le septuagénaire avoue également avoir commis des attouchements sur l'enfant et lui avoir fait des fellations.

La cour n'a pas retenu le viol, estimant qu'il s'agissait d'un attentat à la pudeur. Elle a considéré que l'article 65 du code pénal ne s'appliquait pas, estimant que le pervers n'était pas animé de la même intention frauduleuse, comme l'avait requis le ministère public.

En plus d'une précédente condamnation à Tournai, le prévenu avait déjà été condamné à une peine de cinq ans, assortie d'un sursis pour ce qui excède trois ans, à Bruxelles pour des attentats à la pudeur.

L'expertise psychiatrique a mis en évidence une pauvreté affective, un égocentrisme important et une pédophilie évidente. Selon l'expert, le septuagénaire, père de trois enfants quadragénaires, constitue un danger pour les mineurs qu'il fréquente.

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