Chat Pito rebondit sur le business du château gonflable

Basée à Jurbise, la société de location de châteaux gonflables a rapidement fait son trou dans le domaine.

U.P.
Chat Pito rebondit sur le business du château gonflable
©D.R.

Le premier week-end d'août, 15 000 personnes se rassemblaient sur trois jours à Cuesmes pour participer au "Village gonflable" organisé par la ville de Mons. Un succès, que l'on doit à une jeune entreprise locale: le Chat Pito, qui a mis ses installations à disposition. Basée à Jurbise, la société s'impose déjà comme une référence incontournable dans la location et la mise en place de villages de châteaux gonflables.

"Notre société est née il y a à peine deux ans, mais nous sommes vite devenus incontournables dans la région de Mons

, explique Frédéric Jouret, cofondateur de la société avec sa femme Dorothée.

On s'est orienté vers les collectivités car des personnes proposant des petits châteaux gonflables pour les anniversaires chez des particuliers, il y en a assez bien. Par contre, des sociétés capables de déployer des parcs complets de châteaux gonflables et d'en assurer la surveillance, c'est beaucoup moins courant. Ce secteur nous semblait le plus porteur. "

Pari réussi, et qui lui offre aussi une visibilité auprès des particuliers, au point que le planning du Chat Pito est complet jusqu'à la mi-septembre depuis juillet. Un beau démarrage pour une entreprise qui est née un peu par hasard, d'un projet avorté. "On voulait travailler dans les chevaux et on avait un projet de rachat d'un haras, mais tout est tombé à l'eau avec le Covid. Mais nous étions très avancé dans le projet et avions investi dans du matériel récréatif, pour les portes ouvertes, etc. On s'est demandé ce que l'on allait faire avec ce matériel, mais nous avons décidé de le garder et de le louer. Ça vite pris, on a acheté d'autres installations jusqu'à devenir une des plus grosses sociétés dans la région de Mons-Borinage."

Rester accessible

Cette activité implique évidemment une fameuse logistique et de gros investissements: "on a des véhicules adaptés, on a besoin d'un hangar et si notre développement continue, nous devrons investir dans des camions." Si Chat Pito a réussi à se faire connaître via une publicité massive, il lui reste à trouver un modèle économique stable et durable. Suivant l'organisation, les activités sont soit payantes, soit gratuites, auquel cas Chat Pito se rémunère avec les rentrées horeca. "Il est évident que nous devons faire évoluer un peu le modèle. L'évènement à Cuesmes se voulait comme un test pour nous et il a été fabuleux tant en matière de météo et de fréquentation. Cependant, les faibles marges que nous prenons sur les ventes ont permis de couvrir à peine plus que les frais encourus."

Car l'objectif à terme pour le couple et ses associés qui ont rejoint l'aventure est de pouvoir vivre de l'activité, sans transiger sur la qualité des installations, et en restant financièrement démocratique. "On veut rester dans un esprit où ça reste abordable tant pour la commune que pour les visiteurs, y compris pour les consommations. L'objectif est d'offrir un événement accessible à tous, passer une bonne journée sans avoir peur de consommer."

En attendant de fixer le modèle économique, les investissements vont se poursuivre. Pour la prochaine saison estivale, Chat Pito entend bien en mettre plein la vue à ses visiteurs, avec notamment une plaine de jeu gonflable capable d'accueillir 250 enfants à la fois. De quoi offrir des journées toujours plus rebondissantes.

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