Encore un projet éolien à Quévy !

La petite commune rurale attire les promoteurs énergétiques.

E. Brl.
Encore un projet éolien à Quévy !
©AVPRESS

La commune de Quévy a le vent en poupe… Auprès des fournisseurs d’énergie, qui y voient un terrain propice au développement de nouveaux parcs éoliens. Alors que la société Ventis procède à des travaux permettant l’extension du parc existant, c’est désormais Luminus qui souhaite s’implanter sur la petite commune rurale. L’implantation d’un parc de huit éoliennes est en effet envisagée entre les villages d’Havay, de Givry et de Villers-Sire-Nicole (en France).

Une réunion d’information préalable au public sera organisée le 29 septembre prochain, comme le prévoit la législation. À ce stade donc, le collège communal ne peut se prononcer sur ledit projet, ni s’y montrer favorable ou défavorable, au risque d’entrainer un vice de procédure. Toujours est-il que, de manière générale, les élus ont un peu l’impression d’être les dindons de la farce : si les projets voient bien le jour à Quévy, ils n’apportent pas pour autant d’avantage aux habitants.

"On estime avoir fait des efforts pour soutenir le développement durable, avec les parcs de Quévy 1 et Quévy 2", souligne David Volant (MR), échevin de l'aménagement du territoire, de l'urbanisme et de l'environnement. "Ce que l'on regrette amèrement, c'est que des promoteurs envisagent d'encercler les villages de l'entité, sans aucune contrepartie pour les habitants car ceux-ci ne profitent d'aucune réduction de coûts sur leur facture énergétique."

L'investissement est donc rentable pour les sociétés, et tant pis pour les riverains qui subissent les nuisances, notamment visuelles. "On trouve normal de faire des efforts. Le problème, c'est que toutes les communes ne jouent pas le jeu", regrette Florence Lecompte (PS), bourgmestre. À Quévy, le projet Luminus s'ajoute à près de huit dossiers déjà introduits. Deux ont jusqu'ici abouti. Un tel engouement s'explique simplement par la localisation de la commune, favorable aux vents.

"Il existait auparavant une règle qui précisait qu'un village ne pouvait pas être encerclé d'éoliennes. Cette disposition n'existe cependant plus et ne pourrait pas constituer un argument solide en cas d'avis négatif du collège communal", précise Florence Lecompte. Et ce, même si Givry se retrouvait totalement cerné en cas de réalisation du projet Luminus. "On peut regretter qu'il n'y ait aucune cohérence régionale : les promoteurs déposent les demandes de permis où ils veulent. On se retrouve alors avec des communes très densifiées au niveau éolien, et d'autres qui n'ont aucun parc sur leur territoire", ajoute David Volant.

On rappellera qu’à ce stade, la réunion d’informations doit permettre au demandeur de présenter son projet tandis que le public sera invité à émettre ses observations et suggestions. De son côté, le collège communal de Quévy ne pourra que remettre un avis consultatif, favorable ou défavorable. Et rien ne dit qu'il sera effectivement suivi.

Les derniers annonces avec LOGIC-IMMO.be