Face à la crise, le Snack 500 tente de trouver des solutions : "je ne fermerai pas mon établissement"

Après le covid, Carmelina Cammisuli fait désormais face à la crise énergétique et les nombreuses interrogations qui en sont liées.

F.D.
Face à la crise, le Snack 500 tente de trouver des solutions : "je ne fermerai pas mon établissement"
©D.R.

De nombreux commerçants et indépendants ont dû adapter leurs habitudes pour faire face à l’augmentation importante des coûts de l’énergie. Alors que la situation est difficilement tenable pour de nombreux d’entre eux, surtout si la crise venait à durer, Carmelina Cammisuli, gérante du Snack 500 à Thulin, craint le pire pour l’avenir. Elle tient pour l’instant le coup en évitant d’allumer son chauffage mais ne sait pas de quoi le futur sera fait. Elle a donc déjà pensé à de nombreux changements à mettre en place en cas de besoin mais, une chose est sûre, la fermeture de son commerce est exclue.

"Cela fait 34 ans maintenant que je travaille en friterie. Je suis à Thulin depuis 11 ans et ai ouvert mon snack il y a neuf ans. Il est donc hors de question que je ferme mon commerce", confie-t-elle. "Pour le moment, je ne suis pas obligée d'allumer le chauffage, ma facture énergétique n'augmente donc pratiquement pas. Lorsque cela sera le cas, je serai bien obligée de trouver des solutions pour pouvoir continuer à travailler sans me ruiner."

De nombreuses solutions ont déjà été envisagées par la gérante pour pallier l'augmentation des prix. "J'envisage de fermer un jour de plus, le mercredi, en cas de besoin. Je suis également prête à fermer une heure plus tôt pour faire des économies. Le problème, c'est que l'on ne sait pas vraiment si cela va réellement avoir un impact. J'ai également envisagé de couper le chauffage et d'apporter un canon à chaleur à la place. Je peux également me passer des machines à pitta car ma clientèle ne se tourne pas vraiment vers ce produit. Le plus stressant est surtout de ne pas savoir de quoi l'avenir sera fait", poursuit Carmelina Cammisuli.

Après plusieurs années de crise sanitaire, la commerçante se serait en effet bien passé d’une nouvelle crise. Pendant le covid, elle bénéficiait tout de même d’aides pour pallier, en partie, les pertes liées aux fermetures à répétition. Elle ne sait néanmoins pas si des mesures seront prises en ce sens également lors de cette crise de l’énergie.

"Lors du premier confinement, j'ai assez bien tenu le coup. Le second était un peu plus compliqué et le troisième une vraie catastrophe. Tout comme lors de cette crise sanitaire, nous sommes peu informés sur l'avenir de cette nouvelle crise et des aides qui seront mises en place. Nous avons déjà pu bénéficier d'une prime pour le mazout mais cela sera clairement insuffisant si la crise venait à durer. En attendant des réponses de l'Etat, nous sommes obligés de trouver des solutions. Une chose est sûre, je ne fermerai pas. Les friteries font partie de ma vie. Nous ne pourrions de toute façon pas vivre avec le seul salaire de mon mari", conclut-elle.

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