Sirault : il tente d’assassiner son beau-fils à l’aide d’une carabine

Kevin (prénom d’emprunt) a voulu en découdre avec son beau-fils en se rendant à son domicile avec une carabine. Sur place, il a tiré à une reprise dans la porte du garage évitant de justesse le père de la victime.

Margaux Piron
Sous la colère mais également la boisson, Kevin a tiré à une reprise dans la porte du garage où se trouvait non pas le beau-fils mais son père.
Sous la colère mais également la boisson, Kevin a tiré à une reprise dans la porte du garage où se trouvait non pas le beau-fils mais son père. ©BAUWERAERTS DIDIER

Le représentant du ministère public du tribunal correctionnel de Mons a requis une peine ferme de cinq ans de prison à l’égard de Kevin (prénom d’emprunt). L’homme de 43 ans est poursuivi pour avoir tenté d’assassiner son beau-fils avec qui l’entente était loin d’être tendre.

Le 9 novembre 2018, vers 19h, le prévenu a clairement pété les plombs. Il s’est muni d’une carabine de calibre 22 qui se trouvait dans sa chambre et a pris le volant jusqu’au domicile de son beau-fils à Sirault.

Sous la colère mais également la boisson, Kevin a tiré à une reprise dans la porte du garage où se trouvait non pas le beau-fils mais son père. La balle a traversé de plein fouet la porte métallique avant de s’enfoncer dans un mur situé à proximité de la victime.

Après les faits, le prévenu voulant vraisemblablement en découdre, a pris l’initiative d’appeler le beau-fils en précisant : “J’ai raté ton père. Toi, je ne risque pas”. Deux jours plus tard, raisonné et rempli de remords, l’homme s’est rendu auprès des services de police pour faire une déclaration.

“J’ai un trou noir concernant le coup de feu”

L’intention était claire, il voulait tuer”, a relevé le représentant du ministère public. Lors de ses premières auditions, Kevin semblait avoir une mémoire sélective et il en était de même à la barre. Il se souvient seulement de ce qu’il s’est passé avant et après le tir. “J’ai un trou noir concernant le coup de feu”, a répliqué le prévenu. “Mon but était de tirer dans la façade pour faire peur”.

Pour le représentant du ministère public tout comme la partie civile, le prévenu savait bien qu’une personne se trouvait à l’intérieur. Et pour cause, une fenêtre est placée en haut de la porte du garage où il y avait de la lumière. “Cela supposait donc une présence humaine”.

L’arme a été saisie et examinée par les experts. Il en ressort de leurs conclusions que la trajectoire de tir était montante et que cela aurait pu provoquer une grave blessure voire la mort d’un tiers.

Par ailleurs, le représentant du ministère public a demandé au tribunal de retenir la préméditation dans le cadre de ces faits. “Le prévenu a purement réfléchi avant de passer à l’acte”. Jugement le 4 janvier.

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