L’ancien bourgmestre de Quiévrain et conseiller provincial, Bernard Coulon, s’en est allé

Il était également avocat et bâtonnier du barreau de Mons.

Florian Ducobu
L'ancien bourgmestre de Quiévrain, Bernard Coulon s'est éteint ce jeudi.
L'ancien bourgmestre de Quiévrain, Bernard Coulon s'est éteint ce jeudi. ©AVPRESS

La commune de Quiévrain est en deuil depuis ce jeudi soir et l’annonce du décès de l’ancien bourgmestre, échevin et conseiller provincial, Bernard Coulon. À la tête de la commune au début des années 2000, il a ensuite occupé le poste d’échevin jusqu’en 2012. Figure emblématique des Hauts-Pays, son décès marquera sans nul doute la région.

En plus de ses fonctions politiques au sein de la commune de Quiévrain et de la Province du Hainaut, Bernard Coulon était également avocat, bâtonnier du barreau de Mons, administrateur de l’intercommunale Parc naturel des Hauts-Pays mais également membre de la commission de défense sociale de la prison de Mons et administrateur de la maison du Tourisme de la maison de Mons.

Il s’est finalement éteint ce jeudi soir. Le collège communal de Quiévrain a tenu à “présenter ses plus sincères condoléances à l’ensemble des proches de Bernard Coulon qui a œuvré pendant de longues années au service de la commune.”

Son ami et ancien collègue, Salvatore Miraglia, a tenu à lui rendre un dernier hommage. “Bernard était un proche, un ami. Je le connaissais depuis l’enfance”, confie-t-il. “À l’époque, nous nous voyons tous les jours aux restos du cœur de Quiévrain dont il était le président d’honneur. Le vendredi, nous avions également l’habitude d’aller boire un café ensemble.

Au fil de la discussion, Salvatore se remémore les bons souvenirs de son ami dont il se sent désormais orphelin. “Il était d’une gentillesse, d’une bienveillance et d’une intelligence extrême. Il n’était pratiquement jamais en colère. Il me disait toujours “comment puis-je être ami avec un gauchiste ?” Il était libéral mais avec ce petit côté solidaire qui le caractérisait bien. Il a toujours voulu aller vers les autres. Lorsqu’il a claqué la porte du MR et du CDH pour créer une liste avec moi, il s’est mis beaucoup de gens à dos mais n’a jamais perdu sa bonne humeur pour autant. Il voulait que l’on soit élu à deux, ce qu’il est finalement parvenu à obtenir.

Il y a quelques jours à peine, Salvatore avait encore des nouvelles de son ami, son frère. “J’étais proche de la famille. Le mois dernier, j’assistais encore à la fête de ses 50 ans de mariage”, poursuit-il. “Je ne m’attendais donc pas à son départ même si je savais qu’il avait des soucis de santé. Aujourd’hui, je suis orphelin d’un ami, d’un frère, qui m’a tout appris en politique. Il m’a appris à rester calme quand la situation l’imposée, à gérer un budget, etc. Je ne mesure pas encore l’ampleur de sa perte. Il va beaucoup me manquer.

Pour terminer sur une note positive, Salvatore nous a partagé une petite anecdote sur l’ancien bourgmestre de Quiévrain. “Il avait horreur des conflits. Lorsqu’il y en avait, il avait toujours sa jambe droite qui tremblait”, conclut-il.

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