C’est une véritable seconde vie qui pourrait être offerte à l’église de Givry. Fermée il y a près de 30 ans, cette dernière pourrait bien rouvrir ses portes au public dans les prochaines années. Le dossier vient en effet d’être pris à bras-le-corps par la nouvelle majorité PS-MR+. Cette dernière vient de lancer les démarches afin d’envisager de vastes travaux de rénovation qui, à terme, permettront de préserver l’espace culte tout en y associant un espace culturel.

"À l’époque, il existait des risques de chute du clocher. Par mesure de précaution, l’église a été fermée et la fabrique d’église s’est retrouvée à aller de lieu de culture en lieu de culte", explique David Volant, échevin de l’urbanisme. Le dossier n’a finalement été relancé qu’il y a un an environ, à la demande de la fabrique d’église. Une étude de stabilité a été menée et présentée au collège. "Le bâtiment n’a pas bougé en 30 ans. Par conséquent, des travaux sont envisageables."

Il aura cependant encore fallu attendre la fin de l’année dernière pour que le dossier, enfin, avance. "Appuyé par la directrice générale faisant fonction de l’époque, nous avons introduit une demande de faisabilité auprès de l’AWAP, l’Agence Wallonne pour le Patrimoine, et une première réunion s’est tenue en début de semaine afin que la commune puisse poser certaines balises, à savoir une certaine mixité entre lieu de culte et lieu de culture."

Concrètement, le cœur et une partie de l’église resteront consacrés à leur vocation première tandis qu’une seconde partie sera transformée en lieu d’exposition, d’accueil de concerts de musique classique ou philarmonique. "Un marché couvert pourrait également y être organisé", ajoute David Volant. Un projet qui, à ce stade, a été validé par la fabrique d’église, qui se réjouit d’une ouverture potentielle de l’église, et l’AWAP.

Une nouvelle rencontre sera organisée dans le courant de mai-juin. L’étude de faisabilité devrait quant à elle être bouclée en octobre. "À partir de là, la commune pourra désigner l’auteur de projet, qui aura pour mission d’introduire le permis d’urbanisme et de rédiger le cahier spécial des charges. En parallèle, via le certificat de patrimoine, des subsides seront sollicités auprès de Valérie Debue, ministre du patrimoine."

L’église est classée et les autorités ont bon espoir. "Nous pourrions espérer obtenir un subside qui couvre 70% des dépenses." S’il est impossible aujourd’hui d’annoncer une date de réouverture de l’église, le collège se montre optimiste et estime que si tous les feux passent rapidement au vert, les travaux pourraient débuter fin 2023 ou début 2024. Restera alors à prendre patience… Mais quand on a attendu 30 ans, quelques mois de plus ne font pas la différence.