De très nombreuses mesures sont pourtant respectées pour limiter les risques de propagation du covid-19.

C’est un retour à l’école très particulier qu’ont vécu ce lundi matin les élèves de sixième année primaire de l’école primaire d’Herchies, dans l’entité de Jurbise. Ils n’étaient en effet que cinq, sur une classe de 24, à retrouver les bancs de leur classe. Autant écrire que les bâtiments étaient aussi vides que calmes.

Pour assurer le bon déroulement de cette reprise, la direction avait évidemment pris toutes ses dispositions. "Nous avons du gel hydroalcoolique, des masques bien sûr, du savon,… Et nous procéderons à un rappel régulier des règles en vigueur", explique Pascale Devos, directrice. "Au niveau du nettoyage aussi, tout est prévu. Les techniciennes de surface passeront régulièrement dans les locaux et les sanitaires, plusieurs fois par jour."

Malgré ces mesures, force est de constater que les craintes de nombreux parents n’ont pu être apaisées. "On a ressenti leurs inquiétudes et on constate ce lundi qu’ils ne sont que cinq à être venus en classe. Nous vivons cette rentrée plutôt tristement car elle n’a rien d’habituel. De notre côté, nous nous soumettons aux règles mais je ne suis pas persuadée que cette reprise progressive soit la meilleure des solutions."

Un avis partagé par Séverine Lhoir, institutrice des 6e primaires. "Je dois bien avouer que je suis plutôt stressée car les conditions sont très particulières. Ce n’est simple pour personne." Pas question en effet d’enlever son masque en classe ou de diminuer la vigilance par rapport au respect des gestes barrières. Pour le reste, la matière dispensée a été adaptée. "Il ne sera pas possible de rattraper ces dernières semaines. J’ai donc sélectionné la matière à voir en priorité. Elle sera envoyée aux élèves absents pour qu'ils puissent travailler à domicile."

Le tout en tentant de pénaliser le moins possible ceux qui n’ont pas repris le chemin de l’école, au contraire de la petite Clara. "Je ne suis pas particulièrement inquiet et il me semblait important qu’elle puisse retrouver ses camarades et ses enseignants après être très peu sorti ces dernières semaines et avoir dû affronter la perte de son grand-père", explique son papa, Geoffrey Comblez."Clara est dyscalculique et dyslexique. En tant que parents, nous pouvons lui expliquer certaines choses mais il était important qu’elle puisse être encadrée par son institutrice. Nous voyons cette reprise comme quelque chose de positif."

Les avis quant à ce retour à l’école sont donc extrêmement mitigés. Reste à voir comment se déroulera la suite des cours et notamment le retour des premières et deuxièmes années, prévu la semaine prochaine, toujours en toute sécurité.