Le gouverneur du Hainaut suivra-t-il son homologue Liégeois en ne s’opposant pas à la réouverture des terrasses le 1er mai prochain, quelle que soit la décision du comité de concertation de ce mercredi ? À ce stade, Tommy Leclercq n’a pas pris position. Mais du côté de Quévy, le premier échevin, David Volant (MR+) espère que la réponse sera favorable. Pour ce dernier, il est temps d’offrir une bouffée d’oxygène aux travailleurs du secteur de l’horeca.

C’est avant tout à titre personnel que David Volant s’est exprimé. Mais ce dernier entend amener le débat autour de la table du collège communal, et donc de ses collègues socialistes. "Je pense qu’à un moment donné, les responsables politiques de haut niveau doivent être cohérents pour obtenir ou maintenir l’adhésion », insiste-t-il. « La réouverture de l’horeca a été annoncée le 1er mai, c’est une promesse qui doit être tenue."

Pour ce dernier, les tergiversations de ces dernières semaines et de ces derniers jours ont trop duré. "On annonce une réouverture et puis dans la presse, on entend qu’on envisage plutôt une réouverture mi-mai. C’est un mauvais signal qui est envoyé à la population mais aussi à ces travailleurs, qui sont fermés depuis six mois et qui sont un moteur économique important ! Il n’est pas question, dans mon chef, de faire de la désobéissance civile mais de se montrer cohérent."

David Volant n’a bien sûr pas la main sur la suite des événements. "Je vais amener le débat au sein du collège communal. Je ne veux pas griller la priorité à notre bourgmestre (Florence Lecompte (PS), ndlR). J’espère qu’une main sera tendue en ce sens vers Nicolas Martin, bourgmestre de Mons, afin que des discussions puissent être engagées avec la zone de police de Mons-Quévy car il faudrait une attitude commune. Si c’est le cas, nous n’hésiterons pas à envoyer un courrier au gouverneur."

Concrètement, comme à Liège, on pourrait imaginer qu’un feu vert soit accordé au secteur de l’horeca en concertation avec les bourgmestres et la zone de police concernée, voire de la province. "Je comprends la logique de nos autorités, la prudence dont il faut faire preuve pour éviter la saturation de nos hôpitaux. Mais les projections des experts doivent nous permettre d’y voir plus clair, de mieux appréhender les choses. Une réouverture, ne serait-ce que partielle via les terrasses, serait une bonne chose, voire une nécessité !"

En matière d’établissements horaca, Quévy n’est évidemment pas Mons. Mais les restaurateurs comme les cafetiers – qui, eux, n’ont pas pu proposer de service Take Away – ont désormais l’espoir d’enfin récupérer le droit de travailler.