Ce mercredi, la CNE prévoit "de fortes perturbations" pour les patients des sites EpiCURA d’Hornu et de Frameries et, dans une moindre mesure, des sites de Baudour et d’Ath. En cause, de vives tensions sociales entre le personnel des consultations et la hiérarchie directe et une certaine désorganisation du travail.

Du côté du groupe EpiCURA, on s’étonne quelque peu de cette action "sauvage". En effet, une concertation sociale doit se tenir le 14 septembre prochain. "Elle était prévue de longue date, elle n’est pas organisée en réponse à l’action du syndicat", explique Delphine Cauchies du service communication.

"La situation est effectivement liée à des rapports tendus avec la hiérarchie directe, ce qui a pour conséquence une certaine désorganisation du travail. Il faut se souvenir que l’on reste dans un contexte de reprise post-covid. Depuis le début du mois de mai, nous avons organisé une reprise progressive de toutes les activités hospitalières, ce qui comprend la charge de travail."

EpiCURA ne cache donc pas que certaines solutions doivent être apportées au personnel. "Il a dû faire preuve d’énormément de souplesse, tout comme nos patients. Nous en sommes bien conscients. Nous entrons désormais dans une phase de stabilisation de l’organisation du travail, des horaires,… Nous allons vers un mieux mais cela nécessite encore un peu de temps."

Ce mercredi, ce sont bien les patients qui seront pénalisés par l’action syndicale. "Nous ne pouvons que la déplorer. Si le syndicat avait attendu la concertation du 14 septembre, il aurait pu prendre connaissance des solutions que nous proposons et ne pas pénaliser des patients qui, eux aussi, ont dû s'adapter et prendre patience." Le groupe précise encore qu’un maximum de consultations seront assurées par les médecins, sans personnel infirmier donc, afin de limiter l’impact pour la patientèle.