Borinage

La majorité entend notamment renforcer la signalisation aux abords de l'établissement.

Le décès tragique de Jonathan Kalimira à la sortie de la boite de nuit le Buddha Rouge, situé rue Emile Wauquier à Asquillies, a relancé le débat autour de la sécurité qui entoure ce lieu de fête. Le collège communal de Quévy s’est en effet repenché sur la question et a décidé de travailler conjointement avec la Région wallonne pour que ce genre d’accident ne survienne plus.

Jonathan Kalimira venait de fêter son 26e anniversaire. Après avoir quitté la discothèque, il avait traversé la chaussée avant de faire demi-tour et d’être renversé par un conducteur qui ne l’a pas perçu et qui n’a pu l’éviter. La victime était décédée quelques jours plus tard à l'hôpital. "C’est un malheureux accident mais je pense que nous devons faire quelque chose", explique Florence Lecompte (PS), bourgmestre de Quévy.

"La route est moins fréquentée qu’auparavant parce que de très nombreux automobilistes empruntent désormais le R5. Je pense que de ce fait, de nombreuses personnes font moins attention aux abords de l’établissement ou en traversant la voirie. Le problème, c’est que de nombreuses personnes qui fréquentent la discothèque stationnent leur véhicule en face et traversent donc la chaussée, alors que le Buddha Rouge dispose d’un parking privé."

La bourgmestre va donc intervenir à deux niveaux. "Il s’agit d’une route du SPW, je vais donc les interpeller une nouvelle fois sur la nécessité de sécuriser davantage les lieux. Nous avons déjà eu de nombreux contacts, certaines choses ont été faites mais il faut constater que cela n’a pas suffi. Un rond-point n’est pas possible et ne serait à notre avis pas la solution."

Des feux de signalisation pourraient dès lors être envisagés. "Même si nous sommes conscients que le SPW n’est pas nécessairement disposé à recourir à de tels aménagements sur les nationales… Nous pourrions aussi renforcer l’éclairage, installer des panneaux lumineux pour signaler un carrefour dangereux et la traversée de piétons. Il faut en tout cas sécuriser ces lieux accidentogènes"

Dans un second temps, les gérants de la discothèque seront également interpellés. "Ils disposent d’un parking à l’arrière d’un bâtiment mais nous pensons qu’il n’est pas suffisamment signalé. Nous souhaitons que leur clientèle l’utilise en priorité, avant même d’envisager stationner sur la surface terreuse située de l’autre côté de la route et nécessitant de traverser la route." D’ici là, la prudence reste de mise…