Borinage

Un médecin légiste l'a en effet déclaré comme étant "incapable" d'être jugé avec les autres en raison de son état de santé.

Alors que son procès a été disjoint en raison d'un problème de santé, Franz Pottiez a été aperçu, mardi, aux cours de justice à Mons, bâtiment qui abrite la cour d'assises où sont actuellement jugés cinq hommes et une femme accusés d'avoir commis un vol avec circonstance aggravante de meurtre. Cette présence a été dénoncée par Me Discepoli, avocat de Loïc Harvengt. Franz Pottiez était appelé à comparaître ce mardi devant la chambre des mises en accusation pour statuer sur les conditions alternatives à sa libération. Il a comparu en personne, à la surprise de tous, et cette présence a choqué pas mal de monde.

Plusieurs témoins ont ainsi signalé à la cour qu'il avait repris ses activités professionnelles et qu'il avait l'air de bien se porter. Cette présence passe plutôt mal alors qu'un rapport médical avait incité la présidente Jackers à prendre une ordonnance de disjonction. Un médecin légiste l'a en effet déclaré comme étant "incapable" d'être jugé avec les autres en raison de son état de santé. Son procès aura donc lieu ultérieurement. Quand son avocat l'a aperçu dans la salle des pas perdus, il lui a demandé de partir au plus vite.

A la reprise de l'audience mardi après-midi devant la cour d'assies du Hainaut, le conseil de Loïc Harvengt a pris la parole pour dénoncer cette présence. L'avocat général regrette pour sa part cet incident "mais je dois faire avec un rapport médical déposé par un médecin légiste". Depuis le début du procès, l'ombre de Franz Pottiez plane sur la prétoire. L'homme est soupçonné d'avoir organisé l'attaque à main armée dans la ferme Libiez, ce qu'il conteste. En matinée, les témoins de moralité de Loïc Harvengt ont raconté que Franz Pottiez l'avait manipulé.