En matière de vitesses excessives, les communes sont bien souvent démunies. Pour autant, certains aménagements restent utiles pour contraindre les fous du volant à lever le pied. Du côté de la rue Louis Goblet, à Baudour, des installations de type new-jersey viennent de voir le jour. Elles resteront en place pour une durée de six mois, après quoi un bilan sera dressé par les autorités communales. Si leurs effets sont positifs, des aménagements définitifs seront préconisés.

"Après la route de Tournai, c’est probablement l’un des principaux points noirs de l’entité", confirme le bourgmestre, Daniel Olivier (PS). "C’est une longue ligne droite et malheureusement, en plus du charroi important, il faut composer avec de nombreux excès de vitesse… Ces aménagements ont été prévus en concertation avec les inspecteurs de la Région wallonne, en fonction de la configuration des lieux."

Ces chicanes semblent donc être adaptées mais les autorités communales se donneront le temps de la réflexion. "On ne peut pas mettre de radars partout, il faut parvenir à objectiver la problématique. Dans pareil cas, on passe d’abord par l’installation d’un analyseur de trafic, qui permet parfois de se rendre compte que les impressions de vitesse ne sont pas légitimes. S’il y a effectivement un problème, nous demandons le placement du radar."

Sur base de ces chiffres, les discussions sont alors lancées afin de prévoir l’un ou l’autre aménagement. Reste ensuite à espérer que ceux-ci soient suffisants pour faire lever le pied à certains automobilistes.