Borinage

La zone de police boraine est la première zone du pays à avoir formé ses policiers et à être équipée du dispositif.

C’est un changement pour les automobilistes qui seront contrôlés mais aussi un changement de taille pour les policiers. Depuis ce lundi, de nouveaux tests salivaires doivent être utilisés afin de déceler une conduite sous influence de produits stupéfiants. Les tests utilisés jusqu’à présent sont désormais obsolètes.

La zone de police boraine est la première à avoir entre ses mains ces nouveaux tests. Ce lundi matin, tous les agents du service circulation ont donc été formés au dispositif d’analyse salivaire en vue de se rendre sur le terrain dès l’après-midi. « C’est un dispositif qui doit être testé en conditions réelles mais qui devrait nous permettre de gagner du temps et d’être plus efficaces », commente Bertrand Caroy, responsable du service circulation routière de la zone de police boraine.

Et pour cause : grâce à une tigette absorbante, un mécanisme spécifique et une procédure très codifiée, les policiers obtiennent dans les dix minutes le résultat du contrôle et sont en mesure de dire si la personne contrôlée à consommer de la cocaïne, des amphétamines, du cannabis, de l’ecstasy ou encore des opiacés.

« Sur les tests précédents, le résultat était positif lorsqu’une barre apparaissait. Aujourd’hui, c’est l’inverse : la personne est positive à la drogue face à laquelle la barre n’apparait pas. C’est un changement pour nous, il faudra s’habituer, ne pas commettre d’erreur et surtout, bien suivre la procédure. Par ailleurs, à moins qu’elle ne le veuille ou nous y oblige, il n’est plus indispensable pour la personne de se rendre dans un hôpital pour y subir un prélèvement sanguin. »

Les conséquences de ce changement sont multiples : une équipe ne devra plus se rendre disponible spécifiquement pour conduire les personnes « positives » vers un centre hospitalier pour une prise de sang, un médecin ne sera plus mobilisé pour le prélèvement et les services hospitaliers seront dès lors légèrement désengorgés. Le coût diffère également puisque le contrevenant ne paiera plus la prise de sang mais uniquement l’analyse salivaire.

Pour chiffrer la consommation par contre, les tests devront toujours être envoyés vers un laboratoire. « C’est un changement, nous devons appréhender le dispositif. Mais nous voulions à tout prix être réactifs à la nouvelle législation. La conduite sous influence de stupéfiants reste problématique, nous ne pouvions pas envisager de ne pas effectuer de contrôles pendant une certaine période, en attendant que ces nouveaux tests nous parviennent.» In fine, les policiers de la brigade anticriminalité, de l’intervention et des proximités seront formés