Borinage

Les Lidars placés à Saint-Ghislain et à Frameries ont prouvé que ces contrôles restaient nécessaires.

Le constat est à nouveau interpellant et sans appel. Malgré les campagnes de sensibilisation, les messages répétés et les appels à la prudence, certains automobilistes semblent penser être au-dessus des lois en ne respectant pas les limitations de vitesse de vigueur. Les résultats des lidars placés à Saint-Ghislain et à Frameries lors de la première semaine du mois de septembre le prouvent.

À la rue Bériot, à Saint-Ghislain, la vitesse est limitée à 50 km/heure. Au total, ce sont 19.841 véhicules qui ont été contrôlés. 722 d’entre eux se trouvaient en excès de vitesse. La palme de l’excès de vitesse revient à un usager qui circulait à 123 km/heure, suivi par deux autres qui ont été flashés à 120 km/heure et 100 km/heure.

Du côté de Frameries, à la rue de Mons, ce sont 47.938 véhicules qui ont été contrôlés. 189 étaient en excès de vitesse. Là encore, certains ont eu le pied lourd : l’automobiliste le plus rapide a été flashé à 102 km/heure. Deux autres ont été enregistrés à 90 et 88 km/heure. "De tels comportements sont criminels", soupire Bertrand Caroy, responsable du service circulation routière. "Si l'automobiliste n'est pas en mesure d'apercevoir un lidar, particulièrement imposant, car il circule trop vite, comment pourrait-il voir un usager faible ou un véhicule qui surgit? De telles vitesses en agglomération, c'est inadmissible."

Bien évidemment, les automobilistes flashés doivent s’attendre à avoir des nouvelles de la police dans les prochains jours et ainsi assumer leur comportement irresponsable. "Pour les cas les plus extrêmes, un passage devant le juge sera forcément nécessaire et les permis de conduire seront enlevés. Avec raison! Nous ne pouvons pas tolérer ce genre de choses." Notons que les lidars sont placés en fonction des demandes des autorités communales, des riverains ou encore parce que les lieux sont considérés comme accidentogènes ou problématiques.