L'asbl L'Enfant-Phare participe à un projet-pilote permettant la mise en place d'un espace de remédiation numérique.

Pas toujours simple de jongler avec les subtilités de la langue française ou de se familiariser avec les mathématiques ! Dans l’entité, de nombreux enfants fréquentent l’école des devoirs organisée par l’asbl L’Enfant-Phare (anciennement Garance) afin de palier les difficultés d’apprentissage ou de compréhensions dans différentes matières scolaires.

Depuis peu et grâce à un appel à projets de la Fédération Wallonie-Bruxelles, quelques élèves de 5e et 6e années primaires des communes de Boussu, Quaregnon et Colfontaine bénéficient d’un accompagnement un peu différent. L’asbl a en effet été retenue pour développer un programme de remédiation numérique accompagnée.

Concrètement, à raison de deux fois par semaine et de séance d’une heure, ces enfants tentent de combler leurs lacunes via l’outil numérique. "17.000 euros nous ont été accordés pour mener à bien ce projet-pilote", explique Cédric Mélis, président de L’Enfant-Phare. Un budget qui a permis le développement de collaborations, notamment avec Microsoft et Digital Wallonia, l’achat d’ordinateurs ou de mobilier.

"Il s’agit d’une remédiation tout à fait personnalisée : tous les enfants ne connaissent pas les mêmes difficultés et n’ont pas nécessairement le besoin de revoir une matière dans sa totalité", explique Nicolas Lehette, psychopédagogue. "C’est aussi pour cette raison que nous travaillons en très petits groupes composés d’au maximum six enfants, afin de prendre le temps avec chacun d’entre eux." Les avantages sont évidemment nombreux.

L’utilisation du numérique, désormais omniprésent dans nos quotidiens, permet de remotiver les élèves en leur proposant une méthode d’apprentissage différente. "Nous passons toujours par une explication plus théorique avant de proposer des exercices et mini-jeux." Ce mardi, la remédiation était axée sur les mathématiques, plus particulièrement sur les fractions simples.

"Nous sommes dans un projet-pilote, il faut donc attendre avant de tirer des conclusions. Un premier bilan sera tiré aux alentours des mois de février ou mars", précise encore Mélanie Caumiant, responsable du développement de projets. Si les résultats sont à la hauteur des espérances, l’asbl espère pouvoir poursuivre ou reconduire l’expérience.