Borinage

Trois écoles de la région ont participé au concours interscolaire lancé par la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Largement popularisé par Grand Corps Malade, le slam a vocation à travailler sur les sonorités de la langue, sur le rythme de l'énoncé, sur le jeu avec les mots, sur les formulations lapidaires. L'exercice est difficile mais 50 classes de l'enseignement secondaire organisé ou subventionné par la Fédération Wallonie-Bruxelles s'y sont frottées.

Le concours, lancé par la cellule culture-enseignement en partenariat avec le collectif Skameke, est organisé pour la deuxième fois et s'adresse aux élèves des deuxièmes et troisièmes degrés. Parmi les participants, des élèves de 5e de l'Athénée Royal de Saint-Ghislain, du Lycée Provincial Hornu-Colfontaine et des élèves de 4e du Lycée Charles Plisnier de Saint-Ghislain.

Les résultats seront annoncés le 23 mai prochain lors de la finale organisée au théâtre Marni, à Ixelles. D'ici là, chacun espère avoir séduit avec ses mots et croise les doigts pour décrocher le prix du jury ou le prix des écoles. Si les efforts ne devaient être que salués et non récompensés, les participants pourraient malgré tout se targuer d'avoir vécu une expérience extraordinaire.

“ C'est une façon originale et différente de travailler autour de la langue française, c'est un art qui parle à nos jeunes ”, souligne de son côté Dimitri D'Agostino, directeur du Lycée Charles Plisnier. “ Nous étions heureux de pouvoir mettre à l'honneur nos quatrièmes, qui sont un peu nos rhétos. Le niveau est bon et ils ont immédiatement mordu à l'hameçon lorsque le projet a été proposé. ”

Encadrés par leur professeur de français et par un slameur professionnel lors d'ateliers spécifiques, ils ont pensé et rédigé leur texte pour finalement le déclamer face caméra. “ Nous avons tourné dans différents lieux de l'établissement en fonction des thématiques abordées. Les bénéfices de l'exercice sont nombreux. Au-delà du travail de la langue et de l'orthographe, il y a un exercice de mémorisation et de déclamation. ”

Du côté du Lycée Charles Plisnier, on salue l'initiative de la Fédération Wallonie-Bruxelles. “ L'expérience a été enrichissante pour les élèves mais également pour les professeurs qui pourraient y revenir à l'avenir. Ce sont des méthodes de travail, des pédagogies différentes. Nous pourrions tout à fait imaginer organiser des battles de slam au sein de l'établissement. ” Les participants se sont déjà prêtés au jeu ce week-end lors des journées portes ouvertes devant un public a priori conquis.

À l'issue du concours, un prix du jury et un prix des écoles sera décernés. Dix classes seront retenues et présenteront leur slam sur scène avant d'être départagées.