Borinage

Frameries, Colfontaine et Saint-Ghislain sont communes pilotes en la matière.

Les empreintes digitales sur les cartes d’identité deviendront réalité dans certaines communes à l’horizon 2020. Chez nous, Colfontaine, Frameries et Saint-Ghislain avaient répondu favorablement à une sollicitation du Service Public Fédéral Intérieur et seront donc communes-pilote pour tester et mener à bien ce projet.

Sur les trois communes, l’envie de tester le concept avant sa généralisation évoquée. "On bénéficie d’une phase-test avant que cela ne soit imposé, c’est plutôt bénéfique. Cela nous permet de mettre doucement les choses en place et d’être d’ores et déjà opérationnel", explique Luc Dumont (PS), échevin de l’état-civil à Saint-Ghislain. Pour ce faire, un appareil supplémentaire a été acheté afin de récolter les empreintes des citoyens.

Le son de cloche est sensiblement le même du côté de Frameries. "Nous avons encore assez peu d’informations sur ce projet. Mais la décision d’y adhérer a été validée en collège communal car nous estimions qu’il vaut toujours mieux pouvoir tirer ses propres conclusions et relayer soi-même les éventuelles difficultés", explique Florence Van Hout (MR), échevine de l’état-civil.

"Dans un premier temps, il ne nous est demandé que de collecter les données, pas de les implémenter sur la carte d’identité. Il se pourrait que les choses bougent d’ici la fin de cette année déjà mais nous attendons d’en savoir plus." La question de l’accessibilité des données doit en effet encore être précisée puisque ces empreintes, déjà reprises sur les passeports, restent des données sensibles.

Le débat autour de la sécurité de ces données avait d’ailleurs éclaté à plusieurs reprises et avait divisé les partis politiques. Le ministre Peter De Crem avait quant à lui parlé d' "une étape importante dans la lutte contre la fraude en matière de documents d’identité par des criminels et des terroristes." Ce projet-test doit permettre de rencontrer l’obligation européenne d’inclure les empreintes digitales sur la puce des nouvelles cartes d’identité.

Et si la question de la vie privée a été abordée, le ministre avait assuré que "toutes les mesures avaient été prises pour répondre aux préoccupations." Rappelons que les empreintes sont déjà prises lors de la confection d’un passeport et que ce projet-pilote fonctionnera sur le même modèle.