Si les beaux jours sont désormais derrière nous, l’entretien des RAVeL ne reste pas moins nécessaire. Pour ce faire, le Parc Naturel des Hauts-Pays (PNHP) s’est récemment lancé dans un projet-pilote, financé par la province de Hainaut et mené en collaboration avec quatre communes du Borinage et des Hauts-Pays : Boussu, Colfontaine, Dour et Frameries.

"Il s’agit d’assurer la propreté des lieux, encore souvent pollué par les dépôts sauvages, mais également de les rendre praticables en tout temps, peu importe les conditions climatiques", explique Thierry Bréjean, directeur du PNHP. "Jusqu’ici, les quatre communes concernées entretenaient elles-mêmes leurs tronçons selon leurs moyens et les disponibilités des services."

Aujourd’hui, ces tâches sont quelque peu déléguées. En effet, quatre personnes en insertion professionnelle sont mises à la disposition du PNHP par les CPAS afin de permettre le bon déroulement du projet. "Les CPAS de Dour et de Colfontaine ont déjà sélectionné deux articles 60, nous attendons ceux des CPAS de Boussu et Frameries." Ces travailleurs bénéficieront d’une formation continue durant leur engagement afin de favoriser par la suite leur remise à l’emploi.

"Ce volet réinsertion nous tient à cœur. À l’issue du projet, ils pourront valoriser de nouvelles compétences. Le volet formatif est assez complet, il passe par la manipulation d’outils à l’initiation au fauchage tardif en passant par la gestion différenciée et la sécurité. Pour leur permettre de travailler efficacement sur le réseau RAVeL, nous mettons à leur disposition une motofaucheuse, idéale pour des espaces plus étroits et permettant l’évacuation des résultats de la fauche."

Le projet-pilote s’étalera sur deux années. Mais le Parc Naturel des Hauts-Pays partage d’ores et déjà ses espoirs de le voir pérennisé. "Soit via l’octroi de subventions supplémentaires, soit via le dégagement de moyens dédiés par les communes qui seraient satisfaites de cette collaboration", précise Thierry Bréjean. "C’est un beau projet dont il faudra tirer les conclusions afin que d’autres acteurs en profitent."

Notons encore que pour mettre davantage en valeur ce réseau RAVeL, la Maison du Tourisme de Mons (VisitMons) réalisera une carte thématique proposant divers points d’intérêt, par exemple des producteurs locaux, des logements ou des activités. Plus que jamais, le public devrait pouvoir profiter d’un réseau RAVeL entretenu et géré pour de beaux moments de balade.

Une meilleure gestion des espaces verts

Ce n’est par ailleurs pas le seul projet que mène actuellement le Parc Naturel des Hauts-Pays. En partenariat cette fois avec les communes d’Honnelles, de Quévy et de Quiévrain, il développe actuellement une cartographie destinée à favoriser une meilleure gestion des espaces verts communaux.

"Il s’agit avant tout de proposer aux services communaux en charge des espaces verts de nouvelles techniques de gestion différenciée plus favorables à la biodiversité mais également plus efficiente en matière de temps de travail", explique Thierry Bréjean, directeur du PNHP. Une vraie plus-value alors que les communes peinent à trouver des alternatives aux produits phytosanitaires, désormais interdits.

"Des plans de gestion sont élaborés notamment sur les zones les plus pertinentes en matière de biodiversité identifiées par le Parc naturel des Hauts-Pays et l’Asbl ADALIA. Ce projet permettra également le financement de la végétalisation de certains cimetières tout comme la mise en œuvre de zones d’éco-pâturages dans les communes participantes."