La patience reste de mise pour que les feux de signalisation installés au niveau du pont, au croisement de la rue de Warquignies et de l’axiale boraine, et défectueux depuis le mois d’octobre dernier ne soient remplacés. Plus précisément, des feux de chantier devraient être installés dans le courant du mois de mars, de façon provisoire. Faute de solution pérenne à ce stade, la commune a favorisé cette option et passer commande sur ses fonds propres.

En réalité, il est tout bonnement impossible de procéder aux réparations des feux actuels. "Les pièces nécessaires n’existent plus", confirme l’échevin de la mobilité, Jean Homerin (PS). "Il revient normalement au MET d’intervenir. Trois propositions ont été déposées sur sa table mais à ce jour, aucune n’a été privilégiée ou écartée, même si la commune a été concertée."

La première solution serait d’installer de nouveaux feux et de procéder à quelques modifications du rond-point pour améliorer la mobilité et permettre le passage de charroi lourd et agricole, en plus de quelques réparations puisque des pierres menacent de tomber du pont. "Il n’est pas classé, quelques réparations de fortune pourraient être envisagées. Mais il n’y a tout de même qu’à Boussu que l’on peut trouver un feux-rouge dans un rond-point !"

La deuxième proposition consiste à supprimer le feu… Et à détruire le pont. "Mais le RAVeL passe sur ce pont. Il faudrait donc imaginer des solutions pour que les usagers qui y circulent restent en toute sécurité et n’aient pas à descendre sur l’axiale pour remonter sur le RAVeL quelques mètres plus loin." La troisième solution entraînerait quant à elle la démolition du pont et le placement d’une passerelle afin de résoudre ce problème.

"En matière de mobilité, il est impossible de satisfaire tout le monde. Certains souhaitent que le feu soit remplacé, d’autres pas, que le pont soit conservé ou détruit,… Quoi que l’on décide, il y aura des heureux et des mécontents. De notre côté, nous assurons que dans le courant du mois de mars, un feu de chantier sera provisoirement installé." Pour le reste, la décision finale reviendra bien au MET, et non à la commune de Boussu.