La vaccination est généralement une affaire personnelle. En cette période de crise sanitaire pourtant, les élus politiques ont régulièrement pris la parole afin d’encourager les citoyens à franchir le pas dans le cadre de la lutte contre le coronavirus. Aujourd’hui, une importante partie de la population qui était volontaire a pu bénéficier d’au moins une première injection. La proposition est désormais formulée à l’attention des jeunes qui souhaiteraient, eux aussi, bénéficier du vaccin contre la covid-19.

À Boussu, le bourgmestre n’a pas hésité à encourager les adolescents en ce sens. "Allez-y et encouragez-vous. J’ai été instituteur avant de me lancer en politique. Le service jeunesse, dont j’ai été l’échevin avant de venir bourgmestre, a été un tremplin enrichissant humainement. Ce contact avec les enfants et ados est resté un fil conducteur qui m’aide à rester jeune dans la tête et l’esprit", souligne Jean-Claude Debiève (PS), désormais septuagénaire.

"Dès aujourd’hui, les adolescents reçoivent l’opportunité de se faire vacciner. Je leur recommander de franchir le pas pour quelques bonnes raisons." Et de citer une série d’arguments tels que faire la fête en respectant les mesures en vigueur tout en n’étant plus ou moins contaminateur. "C’est le compromis à atteindre en douceur », ajoute celui qui reste convaincu de l’efficacité des vaccins. « Ils sont fiables et disponibles en nombre suffisant."

Si faire la fête devrait convaincre plus d’un jeune, le fait de voyager plus librement est également avancé par le maïeur boussutois. "La vaccination massive permettra de retrouver rapidement la liberté de voyager sans frontières. Et comme les voyages forment la jeunesse…" Les activités telles que le cinéma, les festivals pourront elles aussi reprendre. "Plus la vaccination avance, plus on ouvre le robinet des occasions de s’épanouir, de s’amuser."

Bien évidemment, la période estivale reste propice au délassement. Mais l’ancien instituteur pense également à la rentrée scolaire prochaine, qui s’effectuera "normalement." "La vaccination nous vaudra le retour rapide en présentiel, permettant un contact, une joie de vivre et de partager qui ont tellement manqué." Enfin, pour le bourgmestre, il s’agit également de solidarité intergénérationnelle.

"70%, c’est le pourcentage de vaccinés à atteindre pour retrouver une vie épanouie. On avance, on y est presque. Si la jeunesse s’y met, on y sera surement plus vite, tous ensemble." Jusqu’ici, aucun bourgmestre ne s’est ouvertement exprimé sur la vaccination des adolescents, tous (ou presque) ont en revanche soutenu la campagne, bien souvent photo à l’appui.