L’idée de regrouper les différents services communaux sur un seul et même site à Boussu n’a pas été abandonnée, que du contraire. Impossible cependant pour les autorités locales d’avancer aussi vite qu’elles le souhaiteraient. Elles sont en effet dans l’attente de la réception d’une estimation pour le rachat du site commercial de l’ancienne verrerie, actuellement détenu par le même propriétaire que le Shopping Hornu, développé face au Shopping Cora.

"Le site dispose déjà d’un magnifique parking de quelque 130 places et nous aurions la possibilité de créer un espace supplémentaire d’une centaine de places à l’arrière pour le personnel communal", explique le bourgmestre, Jean-Claude Debiève (PS). "Le site se prête parfaitement à notre projet : la surface est extraordinaire et il n’y aurait finalement pas grand-chose à faire, ni pour l’électricité, ni pour le chauffage, ni pour l’eau."

Sur papier, la situation a de quoi vendre du rêve au bourgmestre. "Nous sommes bloqués dans l’avancement du dossier tant que l’estimation ne nous a pas été transmise. Une fois qu’elle sera à notre disposition, nous pourrons discuter, négocier et envisager la suite." L’objectif reste de regrouper plusieurs services communaux, notamment le service travaux qui ne disposent pas de locaux confortables, et de laisser à Boussu le service état-civil et population.

"C’est un projet qui doit permettre d’améliorer l’efficacité des services amenés à travailler ensemble sur certains dossiers mais aussi de réduire les coûts liés à l’entretien des bâtiments, à l’énergie, aux assurances,… Certains locaux se font vieux et nécessitent une vaste rénovation. C’est également le cas de la maison communale d’Hornu pour laquelle un lifting en profondeur devrait être envisagé… Si notre projet de regroupement aboutit, il faudra penser à la reconversion de ces sites."

On se souviendra que fin d’année 2019-début d’année 2020, la majorité s’était penchée sur le possible rachat du bâtiment de stockage et des terrains utilisés par le magasin d’ameublement Weba à la rue Neuve. Mais rapidement, après concertation, le conseil communal avait décidé de laisser tomber. "Nous aurions dû débourser près de trois millions d’euros pour l’achat du site, auxquels il aurait fallu ajouter d’importantes dépenses pour les travaux."

La présence d’amiante, notamment, a convaincu les élus de revoir leur copie. "Le site n’était pas adapté pour la création de bureaux tel que nous l’envisageons. D’un point de vue géographique, ce n’était pas non plus la meilleure des solutions car nous nous serions trouvés assez éloignés de la rue. À ce stade, c’est le site commercial de l’ancienne verrerie qui retient toute notre attention." Encore faut-il cependant être en mesure de s’en rendre propriétaire.