Les riverains qui avaient été touchés peuvent solliciter une aide.

Certains s’en souviennent encore tant les dégâts avaient parfois été importants. Du 22 mai au 3 juin 2018, la région avait été durement touchée par de violents orages. Le gouvernement wallon a récemment reconnu ces inondations comme calamité naturelle publique, ce qui permet aux riverains des communes concernées d’introduire des demandes d’aide à la réparation.

Boussu est l’une des communes frappées par ces orages. Les citoyens peuvent introduire leur demande jusqu’au 30 septembre prochain, par courrier au service régional des calamités, situé avenue Bovesse 100 à Jambes, par courrier électronique via calamites.pouvoirslocaux@spw.wallonie.be ou encore en ligne via le site www.wallonie.be.

Sous certaines conditions, la Wallonie accorde une aide financière aux personnes dont les biens ont été endommagés par un phénomène naturel. Seuls les dommages directs, matériels et certains, causés sur le territoire de la Région wallonne à des biens corporels, meubles ou immeubles sont éligibles.

Pour être reconnu comme une calamité naturelle publique, le phénomène doit présenter un caractère exceptionnel ou une intensité imprévisible, ou avoir provoqué des dégâts importants et répondre à des critères précis. Ce qui, en mai et juin de l’année dernière, était bien le cas. À plusieurs reprises durant cette période, les riverains des communes de Boussu, Dour, Colfontaine, Mons, Frameries ou encore Quévy avaient subi de plein fouet la violence des averses.

Conséquence, de fortes inondations et coulées de boue qui avaient tout ravagé sur leur passage. Dans une habitation douroise par exemple, l’eau était montée à plus d’un mètre. Le rez-de-chaussée avait été totalement sinistré, son contenu aussi. Un an plus tard, la possibilité de bénéficier d’une aide est appréciable. Mais les riverains concernés espèrent surtout qu’en cette période estivale, les orages se feront rares afin de ne pas revivre l’enfer.