Mais aucune réponse n'a jusqu'ici été donnée par le bourgmestre, Lucien D'Antonio.

Ce mardi, la CGSP tirait une nouvelle fois la sonnette d’alarme quant à l’état de vétusté du centre de santé Arthur Nazé, qui accueille pourtant des enfants. Le syndicat dénonçait un manque de réaction et rappelait que "les actions demandées par l’ONE sont restées lettre morte tandis que le cahier des charges pour l’étude de stabilité du bâtiment, annoncé en grande pompe par le bourgmestre de Colfontaine, n’est toujours pas élaboré."

Suite à ces propos, c’est l’opposition colfontainoise qui a tenu à réagir. "À plusieurs reprises au conseil communal, je suis intervenu pour solliciter une convocation de l’assemblée générale. J’ai également transmis au bourgmestre, à deux reprises, des informations pour la location de locaux conformes, à quelque 150 mètres des bâtiments actuels. Mais rien ne bouge, je n’ai eu aucune réponse", déplore Didier Golinveau (C.Plus), membre de l’assemblée générale pour l’opposition.

"Des solutions existent et de notre côté, nous nous montrons constructifs, nous soumettons des propositions pour que les enfants et le personnel puissent être accueillis dans de bonnes conditions. Malheureusement, nous sommes face à un mur. J’ai multiplié les démarches et les contacts afin de tenter de comprendre pourquoi plus aucune convocation n’était envoyée. Personne n’a pu me répondre."

Le fonctionnement de l’intercommunale semble donc problématique. "Ce n’est pas à nous de déterminer l’état du bâtiment, nous ne sommes pas compétents en la matière. Mais nous restons par contre convaincus que des solutions, au moins temporaires, doivent être trouvées avant la rentrée scolaire. L’opposition se montre constructive et travaille dans l’intérêt collectif. Il est dommage de voir qu’en face, la majorité reste sourde à nos propositions."

Contacté ce mercredi, le bourgmestre de Colfontaine, Lucien D’Antonio (PS), n’a souhaité faire aucun commentaire. En mai dernier, il avait rappelé que la priorité restait de remettre sur pied un conseil d’administration et une assemblée générale avant de solliciter le passage d’un ingénieur en stabilité et une estimation du coût des travaux à entreprendre. En attendant, aucun plan B ne semble avoir été envisagé tandis qu’à Quaregnon, des mesures avaient été prises en urgence pour assurer l’accueil des enfants dans d’autres structures.