Borinage

Une deuxième audience réservée aux plaidoyers avait lieu ce mercredi matin.

La mobilisation se poursuit et ne faiblit pas dans les rangs des Amis du Crachet, du nom du comité de riverains mis sur pied afin de s’opposer au projet du groupe Clarebout, qui envisage la construction d’une usine de production de frites surgelées à Frameries. Ce mercredi matin avait en effet lieu une seconde audience devant le tribunal de première instance de Mons. Celle-ci était réservée aux plaidoiries. Le tribunal ne devrait pas rendre de verdict avant la fin du mois ou début juillet au plus tôt.

Les riverains mobilisés doivent désormais patienter. « L’audience n’a duré qu’une petite demi-heure, nous espérons que les arguments développés tant par notre avocat que par l’avocat de la Région wallonne seront entendus », explique Jean-François Adam au nom du comité. Pour rappel, la société Clarebout a déposé une requête en référé contre la Région wallonne afin de lever la décision d’arrêt des travaux de construction d’un frigo.

« Cette conséquence s’imposait à la suite de la décision de la Région wallonne, qui a suivi le ministre Di Antonio dans sa décision de casser le permis d’exploitation du frigo. Aujourd’hui, on constate que Clarebout active tous les leviers possibles pour arriver à ses fins. En plus de cette requête en référé devant le tribunal de première instance, la société conteste de manière urgente devant le Conseil d’État la décision ministérielle de casser le permis d’exploitation. Elle a également redéposé une demande de permis pour le frigo auprès de la commune de Frameries. »

Bref, d’un côté comme de l’autre, le combat se poursuit. Aucune des parties ne semble prête à baisser les bras. « On ne croit absolument pas Clarebout quand on nous explique que la construction d’un frigo n’est pas préalable à la construction d’une usine, pas plus que lorsque l’on tente de nous faire croire que seuls des travaux de mise en sécurité ont été menés au cours du délai accordé par le fonctionnaire de la Région wallonne avant la mise en arrêt du chantier. »

C’est désormais à la justice de trancher.