Borinage

Le collège communal de Frameries donnera un avis mais c'est la Région wallonne qui tranchera.

C’est reparti pour un tour. Un tour dont les riverains opposés au projet Clarebout se seraient volontiers passés. Depuis ce mardi, l’enquête publique pour l’octroi d’un permis unique destiné à la construction d’un bâtiment logistique-congélateur capable de contenir 30.000 palettes de produits finis congelés est en effet relancée.

La population pourra consulter le dossier au sein de l’administration communal dès le 2 septembre prochain, et ce alors que le frigo dont question est déjà construit… Et exploité depuis peu. Mais depuis l’ouverture de ce dossier, les choses ne se passent pas comme le groupe Clarebout l’aurait espéré, le comité la Nature sans Friture lui mettant des bâtons dans les roues à chaque étape.

"Cette nouvelle demande de permis nécessite une nouvelle enquête publique. C’est un peu comme si l’on repartait à zéro, même si beaucoup de choses ont déjà été faites", explique Philippe Wilputte, directeur général de la commune de Frameries. "Je pense que la société a préféré mettre deux fers au feu car elle sait que le Conseil d’état ne se prononcera pas dans l’immédiat."

Plusieurs recours sont en effet toujours pendants, ce qui pousse le groupe à avancer sans certitudes. "C’est une possibilité qui lui est offerte, il est en droit de réintroduire cette demande de permis. Il sait que le premier n’est pas acquis et multiplie donc les démarches." Le collège communal de Frameries devra se prononcer à l’issue de l’enquête publique et rendre ou non un avis favorable.

Mais c’est bien à la Région wallonne que la décision reviendra. "Le collège ne peut qu’émettre un avis, qui sera ou non suivi par la Région wallonne. Il est difficile de préjuger de sa décision. C’est comme s’il s’agissait d’un nouveau dossier mais je pense qu’il reste difficile d’ignorer ce qui a déjà pu être fait." Dans tous les cas, les riverains préparent la riposte. De nombreuses remarques devraient être transmises au collège entre le 2 et le 16 septembre, date de clôture de l’enquête.

"Clarebout active tous les leviers, il part dans tous les sens pour avoir la certitude de décrocher son permis et le droit d’exploiter son frigo", regrette Jean-François Adam au nom du comité de riverains. "Nous savions que l’enquête publique devrait être relancée. Nous ne nous laisserons pas faire." Suite au prochain épisode donc.