L’expérience ne se sera finalement poursuivie que quelques jours… Parce qu’en matière de testing, la politique est clairement à revoir. Alors qu’elle avait décidé d’ouvrir son propre centre de testing en vue de soulager un peu les hôpitaux de la région, la maison médicale Gilles de Chin est contrainte de faire marche arrière et de mettre fin à cette activité.

"Le nombre de frottis a explosé durant ces 15 derniers jours", explique-t-on du côté du centre. "Et si le laboratoire ne peut communiquer un résultat en 3 jours maximum, il n’y a plus d’utilité à dépister la population. Nous comprenons le mécontentement que vous subissez et en sommes désolés. La réalisation du frottis est facilement gérable pour nous mais l’analyse n’est pas de notre ressort. Ce délai anormalement long ne convenant absolument pas ni à vous ni à nous, nous avons choisi de stopper cette partie du travail !"

Les laboratoires ne parviennent en effet pas à suivre et à livrer des résultats aux patients ayant été testés. Les personnes ayant réalisé un frottis PCR devraient recevoir ceux-ci via leur médecin si le bon avait été rédigé par ce dernier, ou via la maison médicale si le bon a été rédigé directement au sein de la structure. Quand ? Aucune réponse ne peut être apportée à ce stade…

Du côté de la maison médicale en tout cas, on met fin, au moins temporairement, au testing. "Les soins habituels classiques tels que médecine générale, kinésithérapie et soins infirmiers sont maintenus. Nous recherchons actuellement une autre façon d’assurer les dépistages mais il semble compliqué, pour l’ensemble du pays, de garder la technique de dépistage par frottis PCR comme unique technique de test dans la gestion du dépistage covid-19."

Difficile, en effet, de dire le contraire…