Borinage

Il a en fini avec la justice et se dit plus que soulagé.

C’est la fin d’une longue saga judiciaire pour Patrick Piérat, ancien bourgmestre de Colfontaine. Ce dernier vient en effet d’être acquitté devant le tribunal correctionnel dans le dossier Colfontaine, relatif au renouvellement du parc informatique de la commune quand il avait encore l’écharpe mayorale autour du cou.

Concrètement, on lui reprochait de ne pas avoir respecté les règles de marché public. « C’est plus qu’un soulagement, c’est la fin de près de 12 ans de procédure. Aujourd’hui, je suis blanchi sur toute la ligne », expliquait ce vendredi l’ancien homme politique. « D’une part, le juge a déclaré qu’il y avait prescription. Au niveau pénal, c’était donc terminé. Au niveau civil, il a considéré que la constitution de partie civile de la commune de Colfontaine était irrecevable. »

Rappelons encore que la commune s’était constituée partie civile pour réclamer le remboursement à titre personnel de 57.039 euros, montant estimé du préjudice subis. Le point avait été soumis au vote du conseil communal en avril 2018 et avait fait débat avant de finalement être voté par l’ensemble des conseillers, à l’exception de Patrick Piérart qui avait quitté la séance.

C’est en novembre 2016 que la chambre du conseil avait décidé de renvoyer Patrick Piérat en correctionnelle, tout comme sept autres prévenus, « pour une série impressionnante de préventions, à savoir 12 différentes », commentait le parquet de Mons à l’époque. Cette décision n’avait pas surpris outre mesure le principal intéressé, qui avait estimé la procédure « normale » bien qu’il ait fait appel de cette décision.

Tout au long de ces dernières années, l’ancien bourgmestre s’est dit serein quant à l’issue judiciaire de ce dossier. « Je sais qu’un jour, j’aurai la possibilité de m’expliquer point par point, dossier par dossier. Ce que je n’ai jamais eu l’occasion de faire jusqu’ici », expliquait-il encore dans nos colonnes. Le dossier Colfontaine n’était pas le seul dans lequel Patrick Piérat était impliqué.

Un second dossier, baptisé « Irsia » du nom de l’intercommunale qu’il avait présidé de 2001 à 2007, avait lui aussi été porté en justice. Il lui était reproché des notes de frais de téléphone ou de restaurant non justifiées. Il avait là aussi été renvoyé devant le tribunal correctionnel pour finalement être acquitté en mars 2018. Patrick Piérart en a donc officiellement terminé avec la justice.