C’est devenu un rituel au fil des années : dans les jours qui suivent la rentrée des classes, la zone de police boraine mène une action de sensibilisation auprès des enfants et, surtout, de leurs parents. Objectif, conscientiser ceux-ci à l’importance d’apporter un comportement adapté lorsqu’ils circulent aux abords des établissements scolaires, dont les zones 30 ne sont pas toujours respectées. À cette vitesse excessive s’ajoutent d’autres problématiques liées notamment au stationnement.

Ce vendredi matin, six enfants de l’école Busieau, à Colfontaine, avaient ainsi revêtu l’uniforme de la zone. Accompagnés par les policiers de différents services, ceux-ci ont récompensé les bons conducteurs d’un carton vert tandis que les comportements inadaptés étaient sanctionnés d’un carton rouge. "Les enfants sont des vecteurs de communication vers leurs parents, ils vont facilement interpeller ceux-ci en leur disant "attention à ceci", "ne fais pas cela"", souligne le chef de corps, Jean-Marc Delrot.

"La sécurité routière, et notamment la sécurité aux abords des écoles, fait partie des priorités de notre plan zonal. Le fait de pouvoir compter sur des enfants en uniforme rend l’action plus visible et a dès lors plus d’impact. Une multitude de problématiques peut être constatée, de manière générale : une vitesse excessive, un stationnement gênant ou dans le sens contraire de la circulation, des difficultés de circulation,…"

Si la présence policière a incité plus d’un conducteur à lever le pied, en cette fin de semaine, certains ont malgré tout été rappelés à l’ordre. "Les jours qui suivent la rentrée scolaire nous permettent de refaire de la prévention mais cette dernière est systématiquement et rapidement suivie d’une période de répression", annonce le chef de corps. Mieux vaut dès lors adopter les bons réflexes et redoubler de prudence au bénéfice des enfants.

Des enfants qui se sont volontiers prêté au jeu, certains ayant été équipés de panneaux de signalisation et aidant leurs camarades à traverser les passages cloutés en sécurité. "La vitesse et l’étroitesse de la rue restent les principales problématiques, mais il faudrait aussi, selon moi, encourager davantage la mobilité douce", souligne Gérard Van Britsom, directeur de l’école Busieau. "Certains enfants habitent dans un rayon de 500 mètres et viennent malgré tout en voiture."

Un constat qui peut être posé dans une majorité des écoles de quartier et qui provoque son lot de nuisances, qu’il s’agisse de vitesse, d’embouteillage ou de pollution.