Dans la région, le manque de bassins de natation se fait régulièrement sentir, tant du côté des clubs que des écoles et des particuliers qui souhaitent aller piquer une tête. La fermeture – ou plutôt la non-réouverture après travaux – de la piscine de Boussu-Bois en 2019 a encore renforcé ce constat. Deux ans plus tard, la volonté de construire une nouvelle structure de dimension olympique est toujours bien présente dans le chef du bourgmestre de Boussu, Jean-Claude Debiève (PS).

Aujourd’hui pourtant, le dossier semble au point mort. "Les discussions avaient été engagées avec les bourgmestres de Dour, d’Honnelles, d’Hensies et de Quiévrain mais tout a été freiné par la crise sanitaire car les priorités étaient ailleurs", explique le maïeur boussutois. "Je compte relancer tout cela car il y a un réel manque dans la région. Certains de mes confrères avaient déjà marqué leur accord sur le principe."

Disposer d’une piscine sur le territoire communal, c’est une plus-value importante mais de trop nombreuses communes ne peuvent plus se le permettre, tant les frais inhérents à leur entretien sont importants. À Boussu, ce sont des centaines de milliers d’euros qui ont ainsi été injectés avant qu’une décision de fermeture définitive ne soit prise, la structure étant tout simplement trop vétuste.

"Le problème reste financier. Nous devons à tout prix avoir l’assurance que l’on obtiendra les subsides qui nous ont été promis à l’époque par le ministre Jean-Luc Cruck. L’état de santé des finances régionales nous inquiète cependant, nous ne sommes plus vraiment certains que la priorité sera donnée à la construction d’une nouvelle piscine, pourtant nécessaire dans la région." À ce jour, seuls les bassins de Quaregnon et de Mons sont encore accessibles.

La commune de Colfontaine devrait prochainement rouvrir ses portes tandis qu’à Cuesmes et à Saint-Ghislain, d’importants travaux doivent être entrepris. Dour dispose quant à elle de son bassin de nage naturel mais les nageurs ne peuvent en profiter qu’à la belle saison. "En principe, la nouvelle piscine pourrait être construite sur le site de la structure actuelle, car c’est proche de Dour et d’Hensies. De nombreux nageurs originaires des Hauts-Pays fréquentaient d’ailleurs le bassin de Boussu."

La nécessité de mener à bien ce projet de manière collective est donc claire.