À Boussu, la volonté de disposer d’une nouvelle piscine est clairement affichée depuis que la non-réouverture de l’infrastructure, après travaux, en 2019. Impossible cependant pour la petite commune boraine de faire cavalier seul dans ce dossier. Le soutien de communes voisines, plus précisément Dour, Hensies, Honnelles et peut-être Quiévrain, et d’investisseurs privés est indispensable pour financer le projet.

Une rencontre avec de potentiels partenaires privés sera ainsi organisée avec le bourgmestre de Boussu dans le courant du mois de janvier prochain. "Des contacts ont été pris, certains se sont montrés très intéressés, d’autres un peu moins. À ce stade, il est difficile de juger leurs intentions", souligne Jean-Claude Debiève (PS). "Si les discussions en janvier prochain sont positives, j’inviterai les autorités des communes intéressées de se joindre aux discussions afin que nous avancions."

Quelles seraient les exigences de partenaires privés dans ce dossier ? Impossible à dire pour l’instant. Leur soutien parait cependant indispensable puisque pour espérer faire sortir de terre une nouvelle piscine, près de dix millions d’euros seraient nécessaires. Avant que la crise ne s’invite au programme, les autorités boussutoises avaient espoir de bénéficier d’un subside à hauteur de 70% du coût total des travaux. Aujourd’hui, la donne a changé.

Elles pourraient ainsi compter sur 70% de subsides… mais sur un maximum de trois millions d’euros. "Nous ne pouvons pas avancer seul dans ce dossier. Les communes de Dour, d’Hensies et dans une moindre mesure d’Honnelles se sont déjà montrées intéressées. Nous sommes tous conscients du manque d’infrastructures dans la région. Aujourd’hui, les citoyens doivent parfois parcourir de nombreux kilomètres pour profiter d’une piscine. Il y a un manque, un besoin dans la région."

Si aucun accord n’était conclu entre communes et partenaires privés, le bourgmestre de Boussu pourrait se résoudre à envisager une énième rénovation de l’actuelle piscine, fermée au public pour des raisons de sécurité. "Mais ce n’est certainement pas ma volonté. Elle a fait son temps, la structure est vétuste et je reste fermement convaincu qu’on ne peut pas faire du neuf avec du vieux !"

Au fil des années, des travaux ont pourtant été entrepris pour tenter de préserver l’outil. La toiture, notamment, a régulièrement fait l’objet de travaux d’isolation et d’étanchéité… À tel point qu’aujourd’hui, le risque d’effondrement est grand. "Il faudrait qu’elle soit totalement enlevée et refaite. Il faudrait également remplacer les bassins car ils s’effritent et des fuites d’eau posent problème." Bref, une rénovation serait la dernière des solutions.

Mais comme souvent dans pareil dossier, l’argent reste le nerf de la guerre…