La situation épidémiologique inquiète, et c’est peu de le dire. Depuis plusieurs semaines en effet, les mesures destinées à lutter contre la propagation du virus se multiplient, laissant certains citoyens et parents dans l’incompréhension. En effet, à ce stade, la fermeture des écoles ne semble pas être à l’ordre du jour, comme cela avait été le cas en mars dernier.

Pour de nombreux parents, des mesures plus sévères doivent être prises au sein des établissements afin de garantir la sécurité de leurs enfants. Du côté de Dour par exemple, plusieurs d’entre eux s’insurgent de la réaction – ou du manque de réaction – de la direction de l’Athénée Royal. "Dans la classe de ma fille, il y a trois cas de covid. L’école refuse de mettre la classe en quarantaine", explique une maman.

Des propos que confirment d’autres parents, qui expliquent que "la préfète a parlé aux élèves et expliqué que puisqu’ils n’avaient pas attrapé le virus à l’école mais à l’extérieur, la classe ne serait pas fermée. Qu’en sait-elle ?!" Ne sachant plus vers qui se tourner, les parents ont finalement interpellé, sur les réseaux sociaux, le bourgmestre de Dour, Carlo Di Antonio. "La préfète agit sur les instructions du médecin du centre de santé dont son école dépend. C'est à lui de juger", répond-t-il.

"Lorsqu’un cas est détecté, il est analysé par le médecin du centre de santé lié à l’école. S’il n’y a qu’un seul cas dans une classe, la règle générale est : on prévient les parents des enfants de la même classe et on ne ferme pas. Le médecin peut décider d’être plus strict et de fermer s’il estime que c’est nécessaire. S’il y a deux cas ou plus dans une classe, on prévient les parents des enfants de la mê"me classe et on ferme cette classe pour 7 jours. Le médecin peut décider d’être moins strict (ne pas fermer) ou plus strict et fermer d’autres classes, voire l’école entière."

Les autorités locales n’ont, à ce stade, pas vocation à intervenir dans la gestion des établissements qui ne dépendent pas du réseau communal. C’est donc vers le gouvernement et l’ONE qu’il faut en réalité se tourner. "Les protocoles évoluent pour être adaptés en fonction de l’évolution de la situation", précise-t-on du côté de la ministre de la santé Bénédicte Linard. Pour s’y retrouver, des schémas décisionnels ont été édités. Mais encore faut-il s’y retrouver.

Du côté de l’Athénée Royal, on s’est refusé à tout commentaire, se tournant vers les autorités gouvernementales.

© ONE