Dans nos colonnes ce jeudi matin, nous nous faisions écho des difficultés vécues par des parents qui se sentent perdus face aux mesures prises dans les écoles pour lutter contre la propagation du coronavirus et qui ne savent pas toujours vers qui se tourner pour obtenir des informations. Nous relations notamment les inquiétudes exprimées par les parents des élèves d’une classe de cinquième année de l’Athénée Royal de Dour, au sein de laquelle plusieurs cas de coronavirus ont été confirmés. Soucieux de la sécurité de leurs enfants, ceux-ci demandaient pourquoi la classe n’avait pas été fermée.

Le contexte sanitaire rend les choses extrêmement pénibles pour les directions d’établissement, contraintes de s’adapter du jour au lendemain à de nouvelles directives tout en gérant l’absence de certains professeurs, d’élèves et les inquiétudes de parents. "La classe de 5e secondaire présentait au 19 octobre 2020 deux cas d’élèves testés positifs : l’analyse de l’origine de la contamination permet de conclure à l’absence de contaminations au sein de la classe", explique-t-on du côté de l’Athénée Royal de Dour.

"L’ensemble des contacts étroits des élèves positifs ont été écartés. Mais l’absence de sources de contamination identifiées dans la classe justifie que l’on maintienne la classe ouverte, même si de nombreux élèves ont été écartés. La règle du cluster est : à partir de deux cas groupés et les sources de contamination identifiées au sein de la classe et non en dehors (foyer familial par exemple, ou activités extérieures), toute la classe est mise en quarantaine."

La direction estime avoir suivi les protocoles en vigueur. "Je suis allée en classe pour rassurer les élèves, je leur ai expliqué ce qu’était un cluster, comment on faisait un tracing…", explique la directrice de l’Athénée royal de Dour, Véronique Simon. "Nous sommes en contact permanent avec le CPMS pour gérer la situation au mieux". Les contacts avec ce dernier sont en effet quotidiens et peuvent se multiplier de cinq à dix fois par jour.

"Nous avançons main dans la main, sans compter nos heures, pour faire le point et se préparer chaque jour au lendemain", ajoute la directrice du CPMS, Myriam Callus. "Nous suivons les règles de Sciensano. Nous ne pouvons pas prendre la décision de mettre une classe en quarantaine ou de fermer une école sous la pression des parents, cela risquerait de faire jurisprudence."

Si à ce stade, les protocoles ne permettent pas nécessairement de rassurer tous les parents, ils devraient encore évoluer afin de coller au mieux à la réalité de terrain, en permanente évolution.