La traque aux déchets reste une problématique importante pour les communes. En effet, malgré les multiples campagnes de sensibilisation qui sont menées tout au long de l’année, prendre la peine de se rendre dans un écoparc semble rester mission impossible pour certains. Conséquences, les dépôts sauvages se multiplient et l’environnement en prend un coup.

La promesse qui circule actuellement sur les réseaux sociaux dédiés à l’actualité saint-ghislainoise est donc belle. "La ville de Saint-Ghislain a mis en place le service Vil’Net afin d’enlever tout dépôt sauvage endéans les deux jours ouvrables", peut-on lire. "Dans votre environnement immédiat, sur le chemin du travail ou en promenade, relevez l’endroit pollué et signalez-le gratuitement à l’administration communale par le biais du numéro vert 0800/99 506."

Le numéro vert existe bel et bien et les ouvriers communaux peuvent toujours – malheureusement – être mobilisés pour évacuer des dépôts clandestins. Seulement voilà, l’administration communale ne s’engage pas à s’en débarrasser dans les deux jours. "En réalité, il s’agit d’une fiche créée dans le cadre d’une campagne propreté menée sur la commune en 2012, sur une période déterminée", explique le bourgmestre, Daniel Olivier (PS).

"Lorsque l’on effectue une recherche sur le site de l’administration sur base du mot "propreté", on peut tomber sur cette fiche. Il faudra faire en sorte de rendre ces fiches inaccessibles pour éviter d’induire les citoyens en erreur. Car il est toujours possible de signaler un dépôt via le numéro vert mais aujourd’hui, nous ne pouvons pas nous engager à traiter le problème en deux jours"

Et pour cause : "Nos équipes travaillent actuellement principalement à l’entretien des cimetières. Ils ne sont pas spécifiquement engagés sur des missions de propreté publique." Une nécessité alors que les communes sont régulièrement sous le feu des critiques en matière de gestion et d’entretien de ces lieux de recueillement.