À l’heure où les hôpitaux s’inscrivent dans une logique de réseau en vue de rationaliser l’offre hospitalière et alors que le réseau Helora – regroupant le pôle hospitalier Jolimont, le CHU Tivoli et le CHU Ambroise Paré – s’apprête à voir le jour, EpiCURA fête ses dix ans d’existence et entend assoir sa position en tant qu’acteur important de l’offre de soins dans la région de Mons-Borinage. Pour ce faire, différents projets ont été menés ces dernières années. D’autres le seront prochainement.

2022 sera une année importante pour les sites d’Hornu et de Baudour. Sur le premier, c’est un tout nouveau bâtiment de cinq étages et un sous-sol qui sortira prochainement de terre. « Les travaux préparatoires ont été lancés en 2021, nous sommes désormais dans la phase d’attribution du marché pour le lancement du gros œuvre », précise François Burhin, directeur général d’EpiCURA. Cette extension regroupera des unités de soins, dont les soins intensifs, de nouvelles salles d’opération ou encore la dialyse.

"L’objectif, c’est que le site d’Hornu renforce son positionnement d’hôpital aigu dans la région de Mons-Borinage." Deux ans de travaux seront nécessaires pour permettre le développement de cette extension, qui coûtera quelque 30 millions d'euros. Du côté de Baudour, la vocation est tout autre. L’extension doit permettre d’imposer l’hôpital comme un centre de référence dans la prise en charge gériatrique et dans l’activité ambulatoire.

© EPICURA

Un bâtiment consacré au service de revalidation locomotrice sera ainsi construit. Cette extension sera orientée vers l’accueil des patients hospitalisés et ambulatoires et comportera de ce fait des unités de revalidation et de la revalidation ambulatoire. "Le terrain jouxte l’actuel bâtiment et a été acheté l’an dernier. La demande de permis d’environnement vient d’être introduite." Les travaux devront donc pouvoir être lancés dans le courant de cette année.

Au total, ce ne sont pas moins de 160 millions d’euros qui sont consacrés à ces projets. Un investissement colossal, le plus important même de l’histoire d’EpiCURA. "Nous avons fait le choix de moderniser et de reconditionner les infrastructures existantes en privilégiant toujours au maximum deux aspects essentiels : la proximité et la spécialisation", ajoute François Burhin. "La création du réseau Helora n'est pas une surprise, même si nous ne le pensions pas aussi grand, mais c'est un challenge pour nous, ce ne sera pas facile."

Mais les équipes d’EpiCURA se disent malgré tout sereines. "Nous croyons en nos projets et nous conservons la confiance des banques, qui croient également en nous. Nous allons donc poursuivre notre trajectoire, en travaillant sur notre capital humain et en développant l’esprit EpiCURA, en obtenant de nouvelles accréditations, en misant sur la recherche, la formation et l’innovation." La concurrence s’annonce donc plus rude entre hôpitaux et réseaux mais c’est, in fine, le patient qui restera maitre de ses choix.