Les autorités communales d’Honnelles s’en félicitent : elles viennent de boucler deux opérations de sécurisation du côté d’Angre. La première devait permettre d’enfin poser les nouveaux garde-corps de la passerelle surplombant la Grande Honnelle. Se faisant, la restauration de l’ouvrage, fortement dégradé à la suite d’un accident de la circulation, est terminée. La deuxième consistait mettre fin aux courts-circuits sur le réseau d’éclairage public grâce à l’élagage d’arbres.

Si la majorité se frotte les mains, c’est que ces deux dossiers, de prime abord plutôt simples, ont nécessité de longues démarches administratives. La dégradation de la passerelle surplombant la Grand Honnelle date de juillet 2018, lorsqu’un poids lourd avait raté le virage, percuté le pont et finalement terminé sa course dans la rivière. "Les démarches pour finaliser la pose des garde-corps ont pris du retard à cause de la crise", confirme Quentin Crapez (PHA), échevin des travaux.

"Auparavant, il a fallu attendre le passage des assurances, les expertises et contre-expertises. Tout cela a pris du temps. Une certaine vétusté a été mise à jour lors de celles-ci. La commune a donc dû prendre en charge une partie des réparations alors que l’accident n’était pas de son fait." Toujours est-il qu’il fallait, pour des raisons de sécurité, procéder au remplacement de ces dispositifs. "Il était impossible de retrouver le modèle d’origine et pour une question d’uniformité, mieux valait tout remplacer."

La deuxième intervention, toujours menée à Angre, devrait permettre de ramener un peu de lumière aux habitants du quartier. "Nous avons été interpellés par plusieurs habitants qui nous ont signalé des pannes régulières au niveau de l’éclairage public", poursuit l’échevin. "Ores nous a expliqué que le problème était causé par la croissance des arbres le long des câbles. En frottant les câbles, les branches induisaient un court-circuit."

Si la solution était évidente, procéder à l’élagage de ces marronniers ne s’est pas avérée si simple. "Il s’agit d’arbres classés. Nous avons dû prendre contact avec la province de Hainaut pour obtenir des autorisations, lancer le marché pour procéder à la désignation de l’élagueur,… Entre le moment où nous avons été informés du problème et la mise en œuvre, six semaines se sont écoulées." Ores est finalement intervenu ce jeudi afin de dépanner le tronçon concerné.