Etant donné son grand âge, l'auteur du coup de feu a été relaxé.

Dimitri Denis est en colère. Alors que son frère Caldy a été opéré ce vendredi matin après s’être fait tiré dessus à la chevrotine par son voisin, il apprenait que ce dernier avait été relaxé et était donc rentré chez lui. Une information que le parquet de Mons a confirmé, expliquant que cette décision était liée à l’âge avancé du tireur, sans que le dossier ne soit clos pour autant.

Les faits se sont produits ce jeudi après-midi. Alors qu’il venait de rentrer chez lui, Caldy Denis constatait que son voisin avait détruit les palissades qu’il avait installé sur son terrain. Voulant allant s’expliquer, il s’était retrouvé devant son voisin armé tandis que la femme de ce dernier le menaçait d’un râteau. La victime avait fait demi-tour. Mais alors qu’il était de dos, un coup était tiré.

Atteint d’une centaine de plomb au niveau des mollets, Caldy Denis a dû être hospitalisé et opéré. "Il vient de sortir de l’opération mais je n’ai pas encore pu avoir plus de nouvelles", explique son frère. "Je n’ai pas de mot, je ne comprends pas cette soit-disant justice qui permet à un homme de rentrer tranquillement chez lui après avoir tiré sur quelqu’un. Dire que je suis en colère serait un euphémisme."

Si ce conflit de voisinage a probablement atteint son apogée ce jeudi, il ne date pas d’hier. "Depuis plus d’un an, les choses sont compliquées. Mon frère a racheté l’habitation parce qu’il avait la possibilité d’y faire une salle de sport. Le fait que les clients y viennent et stationnent le long de son habitation et de celle de ses voisins, puisque la rue est étroite, n’a pas plu. Il s’agit pourtant d’un terrain communal. La commune a bien précisé au couple âgé que tout le monde pouvait stationner en cet endroit."

Mais rien n’y a fait et les tensions se sont intensifiées. "Les voisins sont allés jusqu’à griffer des voitures, éclater des pneus… La police n’a rien fait. À croire qu’elle attendait qu’un drame se produise. Aujourd’hui, c’est fait mais le voisin se promène dans son jardin en sifflotant et en narguant ma belle-sœur. Je ne souhaite de mal à personne mais j’aimerais voir la réaction d’un juge ou d’un commissaire s’ils se retrouvaient à notre place."

Le parquet annonçait ce vendredi que la responsabilité était partagée entre les deux protagonistes. L’arme était par contre détenue illégalement et a donc été saisie. Bien connu dans la région, Caldy Denis ne jure que par le sport. « C’est vraiment quelqu’un qui a la main sur le cœur, il est apprécié de tout le monde. » Malheureusement, ses activités devront être mises entre parenthèses le temps de la revalidation.