Le recours introduit par les riverains contre la construction d'un congélateur a été recalé.

Le comité encaisse le coup mais ne baisse pas les bras pour autant. Ce jeudi soir, les riverains qui s’opposent au projet Clarebout à Frameries apprenaient que le recours qu’ils avaient introduit contre la construction d’un congélateur – dont les travaux avancent à très grand pas puisque ce recours n’était pas suspensif – était recalé par les fonctionnaires technique et délégué de la région wallonne.

Dans cette première phase, les riverains sont donc déboutés et les travaux pourront se poursuivre, même si le groupe Clarebout devra se plier à quelques conditions. « Nous ne baissons pas les bras, ce n’était qu’une première étape. Nous voyons cela comme une répétition générale avant de poursuivre notre combat contre l’implantation de l’usine », explique Jean-François Adam au nom du comité Les Amis du Crachet.

Les démarches contre la construction de ce gigantesque frigo avaient débuté un peu plus tardivement. « Ce genre de démarches, c’est une première pour la plupart d’entre nous ! Aujourd’hui, nous sommes un peu mieux armés pour poursuivre nos efforts, nous savons dans quels délais les décisions doivent être prises, quelles sont nos possibilités de recours,… Nous avions jusqu’ici été mis devant le fait accompli alors que nous pouvons désormais mieux anticiper les choses.»

Le comité n’a pu prendre connaissance de la décision des fonctionnaires de la région wallonne que sommairement. « Certains des arguments ne suffisent pas à nous convaincre, nous pensions qu’il y a davantage de choses à faire, notamment de nouvelles études au niveau des nuisances sonores par exemple. Certaines choses ne sont pas claires, nous paraissent bizarres ou insuffisantes. Les documents seront transmis à notre avocat, nous verrons s’il y a encore des possibilités à explorer. »

Pour l’heure, la balle revient dans le camp du ministre Carlo Di Antonio. Ce dernier dispose de 20 jours pour suivre ou non la position de son administration. « Nous irons, ce samedi, à la rencontre des élus du cdH afin de reprendre la température. Nous espérons sincèrement que le ministre prendra la bonne décision se prononçant en notre faveur. »

Interpellé et pressé par de nombreux riverains, notamment sur les réseaux sociaux, Carlo Di Antonio a insisté sur le fait qu’il prendrait le temps d’examiner le dossier afin de se prononcer sur base d’éléments argumentés. Le délai des 20 jours court désormais. La décision pourrait dès lors tombée après les élections du 26 mai.

Jusque-là, le comité maintient ses actions et entend mettre une nouvelle fois la pression sur l’intercommunale IDEA, plus précisément lors du prochain conseil d’administration.