Après plusieurs mois d’incertitude, les riverains du comité la Nature sans Friture sont enfin fixés. Le 11 mai prochain, certains d’entre eux pourront se rendre au parlement wallon et défendre la nécessité de valider le changement d’affectation du périmètre Donaire, à Frameries, afin qu’il ne soit plus convoité ni par Clarebout (qui projette d’y construire une usine de produits surgelés), ni par aucune industrie lourde.

L’audition avait été réclamée via le dépôt d’une pétition signée par plus de 1000 personnes. "Nous allons être auditionnés, c’est évidemment une bonne nouvelle", confirme Florence Defourny au nom du comité. "Nous allons pouvoir expliquer aux députés pourquoi cette modification du plan de secteur est si importante." Rappelons que ce changement est souhaité par les riverains mais aussi par la commune de Frameries, qui s’oppose désormais elle aussi à l’installation d’usines sur ce site.

Une nouvelle réunion d’information préalable (RIP) vient d’ailleurs de se clôturer en ce sens. Les riverains disposent de quelques jours pour émettre leur avis et leurs remarques. "Nous espérons être soutenus dans notre démarche par le conseil d’administration de l’intercommunale IDEA, qui devrait lui aussi remettre un avis. En mai 2019, le CA avait reconnu que le site était inadapté aux industries lourdes. Nous demandons dès lors qu’il reste cohérent dans ses propos !"

À ce jour, la position de l’intercommunale dans ce dossier reste quelque peu floue. "On a l’impression qu’elle n’a pas totalement fermée la porte au groupe Clarebout. Si c’était le cas, on n’aurait pas l’impression, en lisant certains de ses propos dans la presse, qu’il est persuadé que son projet va aboutir. En ne s’opposant pas à cette demande de modification de plan de secteur ou, encore mieux, en la soutenant, le message sera clair."

Un mail allant dans ce sens a été envoyé par le comité à l’ensemble des administrateurs. "Il faut que le CA prenne une décision forte, il se doit de suivre l’avis des riverains, de la commune de Frameries. D’autant plus que l’argument de l’emploi ne tient pas : l’installation de PME et de sociétés de services créerait plus d’emplois que la construction d’une usine." Le comité met donc un dernier coup de pression sur IDEA et espère désormais que cette dernière sera de leur côté.