Les riverains opposés au groupe Clarebout entrent dans une dernière ligne droite en matière de démarches judiciaires. En effet, dans le cadre du recours en annulation introduit devant le Conseil d’État, une dernière audience sera très prochainement fixée. Les enjeux sont importants et le comité de riverains veut croire en ses chances d’aboutir.

"Notre avocat nous a fait parvenir une copie du rapport de l’auditorat et du dernier mémoire de Clarebout. Nous avons lu attentivement le contenu de chaque document", explique Florence Defourny au nom du comité. "Nous nous réjouissons de voir que l’auditeur rejette les arguments de l’avocat de Clarebout et qu’il reconnait ce que nous clamons depuis le début : le saucissonnage des projets."

Selon les riverains, le lien d’interdépendance entre le frigo et le projet d’implantation d’une nouvelle usine ne fait aucun doute. "Les éléments ne manquent pas pour prouver que cette pratique n’est pas légale." Reste désormais à convaincre le Conseil d’État. "Nous avons demandé à notre avocat de rendre un mémoire pour bien appuyer sur les différents points qui sont soulevés et prouvés par l’auditeur."

Plus que jamais donc, les riverains restent mobilisés. Ils attendent désormais de même de la part de la Région wallonne. "La Région wallonne doit déposer un mémoire costaud afin de défendre l’arrêté ministériel rendu le 19 mai 2019. Nous avons toujours du mal à avaler sa décision de ne pas aller en appel contre le jugement rendu au tribunal de première instance de Mons. Cela aurait pu nous coûter cher. Cet élément fait d’ailleurs partie des arguments pour casser l’arrêté."

Pour rappel, en février dernier, la Région wallonne faisait machine arrière et se désistait à la Cour d’appel, ce qui avait eu pour conséquence de rendre définitif le jugement rendu par le tribunal de première instance en juin 2019 et par lequel le groupe Clarebout avait été autorisé à poursuivre les travaux de construction de son nouveau frigo. "Le rapport de l’auditeur est positif et prouve que nous avons raison de nous battre", insiste Florence Defourny.

Mais rien n’est encore joué et dans ce dossier, les rebondissements ne manquent pas. Suite au prochain épisode, donc.