Le Montois est régulièrement intervenu aux côtés des riverains dans cet épineux dossier.

Le comité des Amis du Crachet poursuit sa mobilisation pour contrer les intentions du groupe Clarebout, installé à Frameries. Tout au long de cette année 2019, les riverains ont pu compter sur le soutien de nombreux élus de la région et espèrent continuer sur cette lancée. D’autant plus que certains ont dans l’intervalle endosser de nouvelles fonctions.

C’était le cas de Manu Disabato (Ecolo), nouveau député du gouvernement wallon, ou plus récemment de Georges-Louis Bouchez (MR), élu ce vendredi à la présidence du mouvement réformateur. Un titre que le comité espère aussi bénéfique pour lui. Après avoir félicité le Montois pour cette présidence, le comité est entré dans le vif du sujet.

"Nous nous réjouissons de cette évolution qui nous semble être positive pour la suite de notre combat puisque vous connaissez l’affaire Clarebout, vous la suivez depuis le début et vous vivez dans notre belle région", peut-on lire dans un e-mail adressé au nouveau président. "Tout au long de l’année, vous nous avez soutenus dans notre combat et avez déclaré, à juste titre, dès le départ que le site proposé n’était pas adapté pour une entreprise de cette ampleur."

Plusieurs interventions au conseil communal de Mons, à l’IDEA, auprès des riverains ou des médias allaient en effet en ce sens. "Aujourd’hui, nous aimerions que vous relayez votre position claire et vos connaissances du dossier auprès de Willy Borsus, ministre de l’aménagement du territoire. Celui-ci aura l’occasion de se prononcer dans ce dossier car il aura, avec la ministre Céline Tellier, la responsabilité de la co-signature d’un éventuel recours auprès de la région wallonne."

Le ministre interviendra également dans la procédure de modification du plan de secteur en zone d’activités économique mixte, initiée par la commune de Frameries et destinée à empêcher l’installation de grosses entreprises sur le site convoité par Clarebout. "En faisant cela, vous resteriez fidèles à vos dires et contribueriez à la conservation de notre cadre de vie et à celui de nos enfants."

Le comité rappelle enfin son souhait de rencontrer le ministre Borsus, idéalement en présence de Georges-Louis Bouchez.