Le collège continue à analyser la possibilité d'introduire un recours mais celui-ci pourrait être jugé non-recevable

Il y a tout juste une semaine, les riverains apprenaient que suite à une erreur administrative, la commune de Frameries devrait à nouveau afficher la décision d’octroi de permis pour l’aménagement d’un congélateur/centre logistique de produits finis à côté des deux centres de stockage existants de l’entreprise Clarebout, qui, pour rappel, souhaite construire une unité de production de frites.

Il n’en fallait pas plus pour que l’espoir renaisse et pour que les citoyens opposés au projet y voient une occasion rêvée pour que la commune introduise un recours suspensif des travaux déjà entrepris sur le site. Mais un nouveau rebondissement vient ternir ces espoirs. La Région wallonne a en effet confirmé qu’une erreur avait bien été commise mais seulement lors de l’affichage de l’octroi de permis unique à destination les riverains.

En d’autres termes, le collège communal n’aurait pas la possibilité de réagir. « Ce sont en effet les informations qui nous sont parvenues. Malgré tout, nous avons demandé à nos avocats d’analyser toutes les possibilités qui s’offrent à nous », explique Jean-Marc Dupont (PS), bourgmestre. « Dans ces conditions, notre recours ne sera peut-être pas recevable. Mais nous continuons à analyser le dossier, nous prendrons position sur base des conseils qui nous sont donnés. »

Rappelons que dans un premier temps, la commune n’avait pas introduit de recours, au contraire des riverains. Le bourgmestre avait expliqué dans nos colonnes que la mobilisation citoyenne avait permis de mettre en exergue certains aspects qui n’avaient jusque-là pas été appréhendés ou jugés problématiques. À l’issue d’un collège, la majorité PS-MR avait signifié son intention de profiter de cette erreur administrative et d’ainsi saisir l’opportunité de faire suspendre les travaux.

Finalement, rien n’est joué. Le recours des riverains n’étant pas suspensif, Clarebout peut poursuivre les travaux. La balle revient à nouveau dans le camp de la Région wallonne, qui sera chargée d’examiner le recours de la commune si celui-ci est déposé.